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mardi 18 avril 2017

25 prix Nobel d'économie, après les Francs-maçons, préconisent un vote contre : positif ?

Présidentielle 2017: 25 prix Nobel d'économie signent une tribune contre Le Pen 

Une ingérence politique d'économistes, souvent étrangers, de la gauche radicale

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La contradiction
entre l'appel et ce livre
n'est pas qu'apparente
Vingt-cinq lauréats du prix Nobel d'économie, parmi lesquels le français Jean Tirole, Joseph Stiglitz (Américain de 74 ans et soutien du bolivarien vénézuélien Hugo Chávez en 2007)Jean Tirole,  l'Indien Amartya Sen (83 ans, économie du bien-être des peuples du monde, chère à la frondeuse Martine Aubry) et Robert Solow (économiste keynésien américain de 92 ans) notamment fustigent le programme anti-européen, anti-immigration et protectionniste de Marine Le Pen dans une tribune publiée mardi 18 avril par Le Monde, à cinq jours du scrutin.
En 2003, Jean Tirole proposa une taxe sur les licenciements, puis suggéra de remplacer le CDD et le CDI par un contrat de travail unique et, en juin 2015, il cosigna avec une quarantaine d'économistes un "appel pour un accord climatique ambitieux et crédible", dans lequel est préconisé notamment la mise en place d'une tarification mondiale du carbone. Les mesures qu'il recommande sont généralement jugées favorables à la privatisation du service public.
"Les problèmes sont trop sérieux pour être confiés à des politiciens clivants", décrètent ces personnages dans un texte intrusif du premier tour de l'élection présidentielle française. Les signataires ne citent pas directement le programme de la présidente du Front national, et on espère donc qu'ils le connaissent, mais la liste des risques qu'ils énumèrent ne laisse guère de doute sur leur principale cible. 
Ils jugent notamment que "la construction européenne est capitale, non seulement pour maintenir la paix sur le continent mais également pour le progrès économique des Etats membres" 
Ils estiment que "les politiques isolationnistes et protectionnistes et les dévaluations compétitives (...) sont de dangereux moyens d’essayer de générer de la croissance". 

Selon eux, les migrants sont une opportunité économique.
"Quand ils sont bien intégrés au marché du travail, les migrants peuvent être une opportunité économique pour le pays d’accueil", déclarent-ils encore, sans aucune considération pour les millions de chômeurs de France et d'Outre-Mer. 

Ils se déclarent opposés à un Frexit. 
"Il y a une grande différence entre choisir de ne pas rejoindre l'euro en premier lieu et en sortir après l’avoir adopté", font-ils enfin valoir dans cette tribune. 

Plusieurs autres candidats veulent aussi peser sur l'U.E.
 
Pourfendeuse de l'Union européenne et de la monnaie unique, Marine Le Pen est clairement visée, pour son positionnement moins économique que politique. Certes, elle propose notamment des mesures de "protectionnisme intelligent" et un moratoire immédiat sur l'immigration légale, mais elle n'est pas seule à exprimer de la méfiance vis-à-vis de l'UE.

Jean-Luc Mélenchon est épargné par ces économistes partisans. Le candidat du Parti communiste appelle pourtant  de ses voeux une sortie concertée des traités européens et la renégociation de nouvelles règles. 

Joseph Stiglitz est en pointe dans la discrimination politique. 
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Cet économiste est pris à son propre piège par la candidate classée "populiste" qui se revendique à l'occasion de certaines de ses propositions. "Certains d’entre nous, lauréats du prix Nobel d’économie, ont été cités par des candidats à l’élection présidentielle française, notamment par Marine Le Pen et ses équipes, pour justifier un programme politique sur la question de l’Europe", protestent les signataires de la tribune, inquiets de voir leurs idées validées par un parti d'extrême droite : et si, en effet, l'extrême gauche avait le populisme en partage avec le FN ?
"Nos opinions convergent pour condamner cette instrumentalisation de la pensée économique dans le cadre de la campagne électorale française", grondent les radicaux. 'Nouveau keynésien', Stiglitz a acquis sa popularité à la suite de ses violentes critiques du FMI et de la Banque mondiale, à laquelle il a appartenu jusqu'en 2000, après quatre années, alors qu’il y avait été économiste en chef... 
Politiquement engagé, Stiglitz s'est montré très critique du président George W. Bush, avant de soutenir Bill Clinton. A partir de septembre 2015, il fit partie du comité consultatif sur l'économie (avec notamment le socialiste français Thomas Piketty, ex-concubin frappeur d'Aurélie Filippetti) qui conseille le nouveau leader du Labour britannique, Jeremy Corbyn, situé sur l'aile gauche du Parti travailliste. 
En dépit de plusieurs indicateurs,
 ex-conseiller du bolivarien Chavez, accusé de népotisme, de clientélisme et de corruption, mais admiré des altermondialistes français, Stiglitz veut laisser penser que le bilan du Vénézuélien, même social, aurait été positif...
Outre l'Ecossais Angus Deaton, 71 ans, qui a notamment démontré qu'accroître le revenu des plus pauvres (dont ceux dans les pays en voie de développement) ne se traduit pas automatiquement par un recul de la malnutrition, mettant en cause le dérèglement climatique, une autre prix Nobel, l'Américain Paul Krugman, un "faiseur d'opinion" dans le New York Times, a éreinté la semaine dernière le programme frontiste. Mais ce que notre presse irréprochable ne dit pas, c'est que l'historien britannique Niall Ferguson lui reproche "une déformation des faits" et des "erreurs fondamentales". Dans une série d'articles et d'entretiens en date de 2013, Ferguson avait pointé les multiples erreurs d'analyse et de prédiction que Paul Krugman a commises dans sa carrière, remettant en cause sa compétence. Concernant ses articles consacrés à la Grande-Bretagne, le Britannique reproche à l'Américain sa "partisanerie extrême complétée 'un niveau touristique de connaissance ".

Les co-signataires :
Résultat de recherche d'images pour "25 nobel economie"Angus Deaton (Princeton, prix Nobel en 2015), Peter Diamond (Massachusetts Institute of Technology, 2010), Robert Engle (université de New York, 2003), Eugene Fama (Chicago, 2013), Lars Hansen (Chicago, 2013), Oliver Hart (Harvard, 2016), Bengt Holmström (MIT, 2016), Daniel Kahneman (Princeton, 2002), Finn Kydland (Carnegie-Mellon, 2004), Eric Maskin (Harvard, 2007), Daniel McFadden (Berkeley, 2000), James Mirrlees (Cambridge, 1996), Robert Mundell (Columbia, 1999), Roger Myerson (Chicago, 2007), Edmund Phelps (Columbia, 2005), Chris Pissarides (London School of Economics, 2010), Alvin Roth (Stanford, 2012), Amartya Sen (Harvard, 1998), William Sharpe (Stanford, 1990), Robert Shiller (Yale, 2013), Christopher Sims (Princeton, 2011), Robert Solow (Columbia, 1987), Michael Spence (Stanford, 2001), Joseph Stiglitz (Columbia, 2001), Jean Tirole (Toulouse School of Economics, 2014). Seul Français (photo ci-dessus), ce dernier militant semble être à l'initiative.

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