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jeudi 27 avril 2017

Pulvar suspendue: la journaliste confond information et propagande

"Les journalistes devraient afficher leurs opinions" : conflit d'intérêts politiques

Ces journalistes qui s'approprient leur outil de travail

TéléObs : Que vous inspire la suspension d'Audrey Pulvar par la direction de CNews ?

François Jost [professeur émérite en sciences de l'information et de la communication à l'université Sorbonne Nouvelle Paris III] : Ce n'est pas la première fois qu'un journaliste est écarté à cause de ses prises de positions politiques. Dans cette campagne, il y a eu un précédent : Daniel Cohn-Bendit s'est vu retirer sa chronique quotidienne sur Europe 1 après avoir déclaré son soutien à Emmanuel Macron [Pas une pensée, en revanche, pour le journaliste météo Philippe Verdier, évincé de France 2,  ni pour Eric Zemmour, de i-télé ]. Cela n'a pas créé de scandale[, commente Jost, universitaire et pourtant sectaire]. Je comprends la logique de CNews. Même si on peut être choqué par le fait que ce soit Florian Philippot qui ait signalé dans un tweet qu'Audrey Pulvar avait signé cette pétition. La chaîne donne [à certains] l'impression de plier devant le FN [quand les partis présidentiels -y trouvant leur interét- auraient laissé faire]. Dans notre système, on fait comme si les journalistes n'avaient aucune appartenance politique [L'ex-concubine de Montebourg n'est-elle pas restée sur CNews à la fin de Canal+ pour peser sur sa ligne politique, voire l'entraver?].
Mais à la différence de journaux d'opinions, CNews - chaîne tout public - ne veut pas être suspectée de parti pris. Tout comme France Inter, tout public aussi [et chaîne publique] mais dont chacun sait bien qu'elle est à gauche [à laquelle Jost collabore justement...].
C'est vrai qu'il entre dans tout cela de l'hypocrisie. Dans mon livre "Les médias et nous", je plaide pour que les journalistes affichent leurs opinions politiques, ce serait pour moi la véritable objectivité.

Que pensez-vous de la normalisation du discours du FN ?

On peut le regretter mais on est effectivement dans une normalisation [de bon aloi, en campagne présidentielle]. En 2002, il n'y avait pas un seul journaliste pour défendre le parti de Marine Le Pen, c'était la édit  pensée unique, comme disait l'autre.[Et le front républicain]
Aujourd'hui, le traitement journalistique du parti d'extrême droite s'est normalisé depuis des mois [sous la pression du peuple: Marine Le Pen n'a-t-elle pas séduit 1,5 millions d'électeurs de plus depuis 2002 ?].
C'est autant la faute des médias que des Français [pour autant que le peuple puisse être 'fautif'...].
A plus de 20% d'électeurs, sa présidente est dans une situation totalement paradoxale. On dit qu'elle n'est pas républicaine mais elle profite du système républicain qu'elle condamne [en le respectant au moins autant que Mme Pulvar].

C'est là-dessus qu'il faut se battre [et avec elle, son électorat ! ], démonter ce qu'elle appelle "le système". Il faut arrêter de la protéger en la laissant dire : "Je suis la représentante du peuple." Mais personne ne lui demande vraiment ce qu'est le peuple. On a perdu l'agressivité. On interviewe Florian Philippot en l'écoutant béatement. Très habile, il endort les journalistes parce qu'il sait argumenter. Marine Le Pen est très bien entourée de gens très forts et retors, bien plus que ne l'était son père.

Comment jugez-vous le traitement de cette campagne ?

Il y a un retour du journalisme d'investigation [le fuitage d'informatio par le pouvoir n'est jamais entre dans le champs de l'investigation] avec "le Canard enchaîné" [page anarchiste et révolutionnaire], qui a revélé [monté] des affaires Fillon. Je m'en réjouis [sic].
En revanche, ce qui me paraît condamnable, c'est la façon dont a traité hier par exemple les déplacements de Marine Le Pen et Emmanuel Macron à Amiens chez Whirlpool. Les journalistes ont décrit ça comme une étape du Tour de France. "Macron à 10 km de l'usine, échappée de Marine Le Pen qui arrive en tête sur le parking, sifflement à l'encontre de Macron !" C'est ridicule, alors qu'il s'agit d'un moment marquant de la campagne.
On nous a aussi dit lundi que Macron avait démarré sa semaine avec du retard à l'allumage parce qu'il s'est reposé une matinée ! On est dans un présentisme d'une connerie abyssale. [Jost serait-il macroniste sourcilleux ?] On fabrique l'information parce qu'on a besoin de polémique absurde [insupportable seulement lorsqu'elle égratigne l'ex banquier].

A Amiens, on s'est finalement aperçu que Macron sortait gagnant de la journée [estime Jost]. Les journalistes sont parfois loin d'une prise de conscience. [Mélenchon est donc justifié à fustiger ses "petites cervelles" ?] Et les chaînes d'infos plus particulièrement. [BFMTV n'est pas revenue d'être ainsi amalgamée à TF1...] Elles manquent de recul.

Et du côté des politiques ?

Il n'y a pas d'énorme changement : Sarkoky en 2012 était d'une brutalité incroyable [en toute objectivité? Ainsi ré-écrit-on l'Histoire] envers Hollande qu'il traitait de menteur avec des arguments frisant parfois l'extrême droite [frisant probablement le fascisme !], alors qu'aujourd'hui il prend position pour Emmanuel Macron [copie conforme, donc, de Hollande...]. Je ne crois pas que les choses soient pires.

Quant aux affaires, il faut en parler sauf de l'accusation de la France coupable, selon  Macron, de crime contre l'humanité en matière de colonisation, les Français ont le droit de savoir s'ils élisent un escroc ou un menteur. Cela leur importe [comme d'étre vu par Lacron comme un peuple acculturé].
Je remarque simplement que depuis deux jours, on ne pose plus aucune question sur les affaires de Marine Le Pen [ni d'ailleurs sur la sexualité ambiguë de Macron ou sur l'illettrisme des employées de GAD, selon le préfère de Jost].

Y-a-t-il eu à votre avis, un rejet des médias pendant cette campagne ?

Je trouve leur diabolisation extrêmement grave. Décrypter les images de Whirpool, par exemple, ne revient pas à taper sur tous les médias.
Oui, nous connaissons une régression qui est dans la lignée de celle qu'on a vécu avec Donald Trump. Elle fait partie intégrante de ce qu'on peut appeler le populisme. C'est grave.
(Propos recueillis par Nebia Bendjebbour)

mercredi 26 avril 2017

La Rotonde ou Le Fouquet's: Macron ne se reconnaît pas bling-bling

Le banquier n'a "aucun regret" d'avoir célébré sa première place à La Rotonde

Le candidat qualifié pour le second tour de la présidentielle a assuré ce mardi 25 avril n'avoir "aucun regret" d'avoir célébré dimanche sa première place à la brasserie parisienne La Rotonde. Invité au JT de France 2, il a dénoncé le "diktat de la bien-pensance triste".

Le candidat d'En Marche! s'etait attiré des critiques en anticipant dans cette brasserie huppée, en présence de proches et de plusieurs personnalités du monde politique et du show-business, sa victoire au second tour de l'élection présidentielle face à Marine Le Pen, avant que les Français ne l'ait porté à l'Elysée.
"C'était sincère et je l'assume totalement", a naïvement rétorqué l'ancien ministre sur France 2, ajoutant "ne pas avoir de leçon à recevoir".
"J'assume totalement", a enchaîné Emmanuel Macron. Il a assuré qu'il n'obéirait pas au "diktat d'une bien-pensance triste qui (lui) dirait où aller".

Macron s'est encore défendu mercredi à Amiens

Emmanuel Macron s'est aussi dit "triste" pour "les électeurs de Mélenchon" qui "valent beaucoup mieux", alors que le candidat du PCF masqué derrière le slogan 'La France insoumise' n'a pas à ce stade donné de consigne de vote pour le second tour.
Le candidat d'En Marche! a donc précisé que Jean-Luc Mélenchon "n'avait pas hésité, il y a quinze ans, à appeler à faire rempart au FN" au côté de Jospin (éliminé, comme Hamon en 2017, au premier tour) et à appeler à voter Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen.

Le banquier a vendu la peau de l'ourse avant de l'avoir tuée.

L'arrogant Macron s'est considéré élu à la présidence face à David Pujadas : "Je resterai le maître des horloges, il faudra vous [les media] y habituer".
Une phrase qu'il avait d'ailleurs déjà prononcée quelques heures plus tôt lors d'un déplacement à Garches dans les Hauts-de-Seine.
Imbu de sa personne, le p'tit gars ?

Forte hausse du chômage en mars à la veille de la présidentielle

Hollande et Macron n'auront pas assuré le redressement de la courbe de l'emploi

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a enregistré une hausse de 1,3% en mars.

Macron devra rendre compte de l'augmentation de 43.700 demandeurs d'emploi en catégorie A en mars par rapport au mois précédent. C'est la plus forte hausse depuis janvier 2013. Le chômage a connu, en mars, une augmentation de 43 700 demandeurs d'emploi sans activité supplémentaires (+1,3%), s'établissant à 3,51 millions en métropole, a annoncé ce mercredi le ministère du Travail. Une contre-performance accablante pour un gouvernement qui pendant cinq ans n'a eu de cesse que d'annoncer un embellie pour le mois à venir. Le quinquennat, que Hollande, Montebourg, Sapin et Macron avaient axé sur la lutte contre le chômage ne pouvait connaître une issue plus lamentable.

Les mauvaises excuses à la politique de l'ex-ministre Macron

Cette augmentation est essentiellement due au fait que de nombreux contrats courts n'ont pas été renouvelés, faisant basculer des personnes exerçant une petite activité dans la catégorie des chômeurs sans aucune activité. Une possibilite que lzs "bras cassés" socialistes n'avait pas envisagee.
Elle vient annihiler la soi-disant tendance sur les trois premiers mois de l'année (+41 000 chômeurs depuis janvier).

Des chiffres en hausse sur cinq ans

En prenant en compte l'Outre-mer, la hausse est de 1,2%, pour un total de 3,77 millions de personnes sans activité inscrites sur les listes de Pôle emploi. Mais sur un an, le nombre de chômeurs baisse de 0,9%, comme en métropole.
En revanche, comptant les demandeurs d'emploi exerçant une petite activité, les statistiques reculent sur un mois de 0,2%, avec 5,5 millions de personnes, mais augmentent sur un an (+0,9%).

Le nombre de chômeurs a continué à se dégrader chez les seniors, (+1,1% sur un mois, +3,7% sur un an).
Les moins de 25 ans n'ont pas été épargnés, avec une hausse de 1,2% sur un mois mais un recul de 5,8% sur un an. Pourquoi ne jamais assumer la hausse du chômage sur cinq ans, malgré la priorité donnée aux jeunes par Hollande?

Le nombre de chômeurs de longue durée (de plus d'un an), petite activité comprise, reste stable, a un niveau élevé, avec 2,48 millions de personnes concernées.

Présidentielle: une ex-secrétaire d''Etat LR refuse un Hollande bis

Ex-secrétaire d'Etat de Juppé, elle votera Le Pen 

Françoise Hostalier a déclaré lundi qu'elle votera pour M. Le Pen et non pour E.Macron 



Au second tour de la présidentielle, "entre la peste et le choléra, il faut choisir", a exhorté l'ancienne secrétaire d'Etat du gouvernement Juppé en 1995
"Ce n'est pas mon choix préféré, mais entre la peste et le choléra, il faut choisir", a expliqué l'ancienne députée UMP du Nord, confirmant sa déclaration à La Voix du Nord.
Pour autant, elle avoue n'être "d'accord avec pratiquement rien" du programme de Marine Le Pen. 

E. Macron "est quelqu'un que je ne respecte pas", a lâché F. Hostalier  

Le jeune banquier est "le représentant d'une mouvance qui a détruit un homme qui était pour moi le meilleur: François Fillon".

La mouvance du conseiller de Hollande, c'est "un mélange de grande finance internationale, de media qui sont inféodés et instrumentalisés, de la gauche caviar, bobo", a ajouté F. Hostalier, qui fut membre du Bureau national du Parti radical valoisien présidé par André Rossinot, puis par Jean-Louis Borloo.

Si Mme Le Pen est élue, a expliqué cette inspectrice générale de l'Éducation nationale, "je pense que c'est nous [la droite républicaine] qui gagnerons les législatives. Il y aura une cohabitation avec un Premier ministre venu de nos rangs, donc on pourra empêcher Marine Le Pen d'appliquer les mesures extrêmes de son programme"

A l'inverse, si Macron est élu, "il y a un risque majeur" qu'il dispose d'une majorité pour mettre en oeuvre son projet, met en garde Françoise Hostalier, 63 ans, qui fut secrétaire d'Etat à l'Enseignement scolaire de mai à novembre 1995, sous Chirac.
Françoise Hostalier est présidente est fondatrice de l'association Action Droits de l'Homme (ADH), et membre de l'ONG Mères pour la paix (MPP): elle s'est engagée pour la défense des droits des femmes et la protection de l'enfance. Colonel de la réserve citoyenne de l'armée de l'air (10e promotion), elle est devenue spécialiste de l'Afghanistan, elle est nommée parlementaire en mission par Nicolas Sarkozy en octobre 2011 pour faire le bilan de l'action de la France en Afghanistan et dégager des pistes de coopération entre les deux pays dans le cadre du désengagement militaire de la France. Elle contribue à la rédaction du Traité d'amitié et de coopération entre la France et l'Afghanistan signé le 27 janvier 2012. Elle est présidente du Club France-Afghanistan créé en février 2012 dont l'objet est de tisser des liens entre toutes les personnes intéressées par l'Afghanistan en France et par la France en Afghanistan et de faciliter les actions de développement économique et culturel entre les deux pays. Elle a participé à plusieurs missions d'observations électorales (Afghanistan 2004, 2005 et 2010, Tchad 2011, Bosnie-Herzégovine 2010, Russie 1993).
Elle a été membre du Conseil d'administration de la Fondation Abbé-Pierre
(FAP) de 1994 à 2006, de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) de 2002 à 2009 où elle a présidé la sous-commission chargée des droits des femmes, de l'enfance, de la famille et de l'éducation aux droits de l'homme.
Elle a aussi été 
membre du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées (HCLPD) présidé par Xavier Emmanuelli de 1996 à 2012.
 Cette 'Juppette' vaut bien des Duflot, des Cosse et autres Hidalgo ou Rossignol, réunies...

mardi 25 avril 2017

Présidentielle: une victoire de Le Pen serait le coup de grâce pour Hollande

Déjà sorti, Hollande n'arrive pas à se taire

"Il n'est pas possible de se taire" ?

"Voilà pourquoi, face à un tel risque, il n'est pas possible de se taire, pas davantage de se réfugier dans l'indifférence", a commenté le président le plus impopulaire de la Ve République et fossoyeur du Parti socialiste.

Si la France était dirigée par le Front national, qui prône notamment la sortie de l'euro, le pouvoir d'achat des Français "serait directement amputé" et "des milliers d'emplois seraient supprimés", a notamment estimé le président, bien qu'il ait renoncé à mener le combat.

"Ce qui est en cause, c'est la conception que l'on a de la France, c'est l'unité de notre Nation, c'est son appartenance à l'Europe et c'est sa place dans le monde", a insisté Monsieur Bricolage. "Tout ce à quoi j'ai scrupuleusement veillé depuis le début de mon mandat," ose prétendre celui qui a fait le lit du FN à la tête de 1,5 millions d'électeurs de plus d'une présidentielle à l'autre.


Après s'être exclu de la campagne présidentielle, le président n'hésite donc pas à distiller de multiples messages inaudibles

Après avoir appelé sans hésitation à voter contre la candidate du FN plutôt que pour Emmanuel Macron, son ancien conseiller et ministre, notamment par la voix du premier ministre Bernard Cazeneuve, le Parti socialiste a étalé ses divergences sur le second tour et les élections législatives des 11 et 18 juin.


Avant de quitter l'Elysée le 15 mai, le président des chrysanthèmes a invité Emmanuel Macron et Marine Le Pen à participer à la cérémonie organisée mardi à la préfecture de Paris à la mémoire du policier abattu par un islamiste, la semaine dernière sur les Champs-Elysées, malgré l'état d'urgence.

Force Ouvrière refuse d'appeler à voter pour Macron au 2e tour de la présidentielle

Mailly (FO) ne donne aucune consigne de vote

Force ouvrière, syndicat hostile au candidat-banquier 

Résultat de recherche d'images pour "Mailly Hollande"Force ouvrière ne donne aucune consigne de vote pour le second tour, a confirmé lundi son secrétaire général. "Bien entendu, comme annoncé depuis plusieurs mois, Force ouvrière ne donne aucune consigne de vote", écrit le leader syndical dans un édito.

"Le parti syndical n'est pas un parti politique" et "nous ne sommes pas des directeurs de conscience", a néanmoins prétendu Jean-Claude sur France Inter.  Mais le syndicaliste n'hésite pas à se prononcer contre Marine Le Pen, assurant en effet que la qualification de la présidente du Front national représenterait "un problème démocratique".

Pour Mailly, "le terreau de tous les populismes" n'est pas le PCF et son représentant du premier tour, Jean-Luc Mélenchon. "Ce sont les "logiques d'austérité" qui se sont poursuivies depuis 2002, année de "première alerte" où Jean-Marie Le Pen s'était qualifié au second tour de la présidentielle, a-t-il argué. 

Que Marine Le Pen soit au second tour, "c'est déjà un problème démocratique"

Résultat de recherche d'images pour "Mailly Macron"
Mailly a en outre condamné les 8,5 millions d'électeurs qui ont qualifié Marine Le Pen. Nostalgique du désordre de la IVe République, il a appelé à une réforme "institutionnelle, constitutionnelle" pour "que le pays puisse tourner normalement", car avec le système actuel, "quels que soient le président et le Premier ministre, il y en a un de trop". Syndicaliste qui prétend ne pas se mêler de politique, Mailly se laisse prendre en flagrant délit de duplicité

FO persiste et signe comptant toutefois rappeler "seul ou avec d'autres" ses revendications et positions
sans donner de consigne de vote, notamment à l'occasion du 1er Mai, a souligné plus tôt dans son édito le leader syndical.
Or, le 1er Mai 2017 est le jour du prochain rassemblement anarcho-révolutionnaire des activistes de "Premier tour social" ou de "Nuit debout". Et des  affrontements ont marqué les deux précédentes éditions de "Nuit des barricades" à la veille du premier tour de la présidentielle d'avril 2017, notamment à Paris et Nantes. Lire PaSiDupes.

Des consignes portées par l'extrême gauche anti-républicaine : "rejet de tout racisme, xénophobie ou antisémitisme". 
FO demande également de mettre fin aux politiques d'austérité, une revendication clairement adressée à Macron, lequel en est responsable comme conseiller de Hollande dès 2012, puis,comme ministre, en 2014.  
Le syndicat réclame enfin la préservation et le renforcement du service public et rejette la loi travail.

Candidat hors système, Macron peine déjà à se constituer une majorité présidentielle

Emmanuel Hollande apparaît comme un nouveau "bras cassé" sur le modèle de Hollande

Face à Marine Le Pen à la tête d'élus, Macron se cherche des membres éligibles pour En Marche!

Macron, protégé de Hollande
Sans attendre le verdict du second tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron cherche à lever le doute sur la majorité parlementaire dont il pourrait disposer. 
Ce doute n'est pas seulement un des angles d'attaque de ses adversaires depuis des semaines, mais aussi une des inquiétudes des investisseurs, des décideurs économiques et des marchés financiers, qui s'interrogent sur sa capacité à réformer.
"Je veux dès à présent construire une majorité de gouvernement et de transformation nouvelle", a avoué dimanche le bientôt quadragénaire, arrivé en tête du premier tour sans jamais se soumettre à aucun vote populaire, alors que son mouvement En Marche ! a tout juste un an.

Obtenir le score le plus élevé possible le 7 mai, au second tour, n'est pas encore acquis, face à la présidente du Front national, estime Pascal Perrineau, du centre de recherche de l'institut de sciences politiques de Paris.
"Il ne peut pas se permettre de faire comme si tout était plié. Il faut qu'il se montre capable de créer une dynamique. Plus il rassemblera (au second tour), mieux il se positionnera pour les législatives", estime cet analyste.

Une des difficultés d'En Marche ! étant que le mouvement trouvera face à ses candidats des "caciques" de gauche et, surtout, de droite bien implantés, explique le constitutionnaliste Philippe Cossalter.
La droite républicaine et la majorité présidentielle sortante sont éliminés du second tour pour la première fois de l'histoire de la Ve République. L'actuel opposition compte bien faire des législatives de juin une sorte de match retour, dans l'espoir notamment de créer les conditions d'une cohabitation avec Emmanuel Macron.

L'écueil des investitures

"Il faut se mobiliser pour obtenir une majorité de députés et engager la France dans un gouvernement de coalition ou de cohabitation", a ainsi expliqué le sénateur Les Républicains (LR) Alain Houpert, sur le site internet de Public Sénat.

Présidée par l'ancien ministre chiraquien Jean-Paul Delevoye, la commission d'investiture d'En Marche !va devoir réussir le tour de force de dénicher des candidats nouveaux mais compétents pour les législatives.
"Nous sommes quasiment en train de boucler la totalité des circonscriptions et nous serons prêts à analyser toutes les évolutions politiques", a-t-il raconté. En Marche! doit accélérer le pas : "Notre commission se réunira non stop mardi, mercredi et jeudi."

Emmanuel Macron a fixé quatre règles
Désormais, il exige seulement que la moitié des candidats d'En Marche ! viennent de la société civile ou n'aient jamais été élus députés, 
la parité hommes-femmes doit être strictement respectée
tous doivent s'engager sur les six chantiers présidentiels prioritaires 
et abandonner l'étiquette de leur parti d'origine pour adopter celle d'En Marche!.
Les "tocards" conservent toutes leurs chances de revenir sur la scène politique...

Une première exception pourrait cependant être accordée aux candidats venus du MoDem, dont le président, François Bayrou, a conclu une alliance spéciale avec l'ex-ministre de l'Economie de Hollande et Valls.
Le pourcentage d'élus sortants de gauche ou de droite susceptibles d'être investis, comme le PS Richard Ferrand, secrétaire général d'En Marche !, ou l'écologiste François de Rugy (EELV), est encore "assez faible", selon Jean-Paul Delevoye.
Mais il augmentera probablement "au vu des positions qu'auront les uns et les autres cette semaine par rapport aux résultats du premier tour" de la présidentielle, ajoute-t-il.
"Je ne demanderai pas à ceux qui me rejoignent d’où ils viennent mais s’ils sont d’accord pour le renouveau de notre vie politique", a rappelé dimanche Emmanuel Macron.

Le candidat hors système est contraint à l'ouverture

Macron a déjà dû s'atteler à sonder les coeurs et les reins lors de prises de contacts qu'il entendait poursuivre dès lundi, selon des membres de son entourage, citant notamment des élus Républicains proches du maire de Bordeaux Alain Juppé.
Mais comme pour les ralliements d'avant le premier tour, le candidat et son équipe auront fort à faire pour séparer les ambitieux "calculateurs" des "hommes et des femmes responsables", selon la formule de Jean-Paul Delevoye.

"Nous aurons une majorité, veut croire Delevoye. Nous avons déjà fait toute une série de simulations", avoue-t-il toutefois. "Il y a une très grande interrogation sur la fiabilité des accords électoraux passés par MM. François Fillon et Benoît Hamon."

Emmanuel Macron doit également  parier sur des "majorités de projet" 
au coup par coup, à la petite semaine, sur des mesures ou des textes. 
L'ex-banquier a pour sa part déjà déclaré qu'il était prêt à gouverner par ordonnances ou à recourir à la procédure prévue par l'article 49.3 de la Constitution permettant de faire adopter des projets de loi sans passer par un vote parlementaire. De quoi faire refluer l'électorat de Hamon (frondeur PS) et Mélenchon (PCF), 25% à eux deux.

Plusieurs dirigeants des Républicains ont déjà donné des signes d'approbation de ce mode de gouvernement qui contourne les élus du peuple, comme Jean-Pierre Raffarin ou l'ex-porte-parole de campagne de François Fillon, Thierry Solère. "Je pense qu'il faut voter les textes qui vont dans le bon sens", a déclaré celui-ci à RMC, tandis que le président de la région PACA, Christian Estrosi, proposait sur France 2 de "réfléchir à quatre ou cinq grandes réformes où il faudra dépasser les clivages partisans".

A force de ralliements contre nature et d'ouverture à tous les vents contraires, le "capitaine de pédalo" bis devrait naviguer à vue pendant cinq ans : du cabotage à prévoir... 
Résultat de recherche d'images pour "macron vs valls"
Jean-Paul Delevoye a entrevu le danger. A ceux qui douteraient de sa fermeté, il adresse cet avertissement : "C'est quelqu'un qui n'est pas autoritaire, mais qui sait faire preuve d'autorité."
 
Sous tutelle à la maison, le gamin peut en effet être brutal et cassant à la manière de Manuel Valls : outre son exaltation, son petit gabarit et sa jeunesse pourraient l'y inciter. Pour s'affirmer contre son entourage de vieux de la vieille.

Une musulmane voilée vandalise une église dans l'Aude

Le bénitier représentait le démon Asmodée

Une femme habitée par le démon a décapité à coups de hache le bénitier de l’église Sainte-Madeleine de Rennes-le-Château, dans l’Aude, qui représente le diable.
Ce dimanche 23 avril, vers 11 heures du matin, une jeune musulmane vêtue d’une cape blanche et d’un manteau noir, coiffée d’un voile et cachée derrière un masque vénitien, a décapité une statue de l’église Sainte-Madeleine, à Rennes-le-Château, dans l’Aude, rapporte La Dépêche.

“Vous êtes tous des mécréants”

La jeune femme, au vu de son accoutrement, n’est pas passée inaperçue. Le journal indique qu'on a pu l’entendre discuter longuement en arabe avec un interlocuteur au téléphone avant qu'elle ne pénètre dans l’église et s’attaque au célèbre bénitier, représentant le démon Asmodée.

A-t-elle reçu des instructions ?
Elle a alors décapité la statue et lui a coupé le bras, avant de déposer un Coran à ses côtés. Ébahis, les visiteurs ont alors donné l’alerte.

Averti, le maire a prévenu la gendarmerie et a questionné la jeune femme."Aujourd'hui, ici, c'est un jour d'élection présidentielle, pendant qu'en Syrie, l'Occident bombarde et tue des enfants. Vous êtes tous des mécréants ! Mon mari est là-bas", a-t-elle rétorqué, très sereinement.

Une fois sur place, les gendarmes ont établi un périmètre de sécurité et une équipe de déminage s’est mise à l’œuvre. Si c’est l’État français qu’elle souhaite mettre en cause, on ne sait pas encore pourquoi c'est une église, symbole religieux, que la vandale a choisi de dégrader.

lundi 24 avril 2017

Présidentielle : Hollande flingue Macron entre les deux tours

Le "capitaine de pédalo" saborde le second tour de son moussaillon

Flanby votera pour François Macron au second tour

Résultat de recherche d'images pour "Hollande Macron maitre et valet"L'Élysée avait fait savoir que le président sortant avait aussitôt appelé son proche collaborateur pour le féliciter de son résultat (23,75% contre 21,53% pour Marine Le Pen). Si l'un en tire gloire, l'autre n'est pas franchement flatté. 

L'Elysée a sans cesse brandi la menace de l'extrême droite, tout en abandonnant la rue à l'extrême gauche. Au moment de quitter la présidence après un seul quinquennat, le président sorti par son impopularité - reflétée dans le score de 6% du candidat officiel du PS - agite une fois de plus le chiffon rouge du FN disant s'alarmer de la "menace" portée par les "populistes". 

Cadeau empoisonné, l'appel du président de la République à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen embarrasse le candidat hors système.
Le président qui a renoncé à un second mandat - cas unique sous la Ve République -  appelle officiellement à faire barrage au Front national. 
Pour sa première prise de parole depuis la proclamation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, François Hollande a accessoirement fait connaître son intention de voter en faveur de son ancien conseiller et ministre, Emmanuel Macron, le 7 mai prochain, afin de faire barrage au "risque" Marine Le Pen. "Pour ma part, je voterai Emmanuel Macron. Il est celui qui défend les valeurs qui permettent le rassemblement des Français", a-t-il déclaré lundi 24 avril lors d'une allocution télévisée à l'Élysée.

Macron, à défaut de Hamon, candidat de la "Belle Alliance Populaire" à 6 %

Insistant moins sur les qualités  supposées du trentenaire inexpérimenté que sur "le danger de l'isolement de la France, mais aussi de la rupture avec l'Union européenne", le président partisan a mis en garde contre les conséquences d'une victoire finale de la présidente du Front national. "L'extrême droite diviserait la France, stigmatiserait une partie de nos citoyens en raison de leur origine ou leur religion", a soutenu le président de la République, à l'heure où les terroristes islamistes continuent d"assassiner, en plein état d'urgence, et où l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire (Premier Tour Social ou Nuit debout, avec l'appui de syndicats radicaux, CGT et SUD) provoque la police dans la rue

Après cinq années continues de collaboration étroite avec "François Macron", Emmanuel Hollande dit souhaiter défendre "la conception de la France, l'unité de notre nation, l'appartenance à l'Europe et sa place dans le monde".

Le chef de l'État en a profité pour saluer "toutes les personnalités et formations politiques" qui ont encouragé les électeurs à voter pour Emmanuel Macron. 
Il n'a donc pas manqué de critiquer le choix de ceux, comme le candidat de l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui n'ont pas donné de consigne de vote: "Face à un tel risque, il ne faut pas se taire. La mobilisation s'impose mais aussi la clarté des choix", a taclé le "grand méchant mou".

Remerciements : le service minimum

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François Hollande n'avait jusqu'ici pris officiellement parti pour aucun des onze candidats, pas même Hamon, candidat officiel du PS dont il fut onze ans le premier secrétaire.
Bien que sa parole soit inaudible, 'Monsieur Bricolage" (Le Parisien) apporté publiquement son soutien à son clone, lequel s'en serait bien passé, lui qui traîne ) ses basques des "tocards", selon Poutou : François Bayrou, Jean-Yves Le Drian, l'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë ou le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, l'ex-premier ministre détesté, Manuel Valls.

D'anciens membres du gouvernement, tels l'insupportable Royal, les secrétaires d'Etat Barbara Pompili (EELV) et Thierry Braillard (PRG), ou une ralliée de la dernière heure, Najat Vallaud-Belkcem, ont annoncé pencher pour l'ancien ministre de l'Economie et vont décrédibiliser une campagne qu'il veut celle du renouveau. 

Et comment le banquier gérera-t-il des valeurs aussi disparates que le communiste Robert Hue, le député écologiste François de Rugy ou bien Daniel Cohn-Bendit, dit Dany-le-rouge. Et, avec Alain Minc, le propriétaire du journal Le Monde et ex-propriétaire de Têtu, magazine LGBT, Pierre Bergé, ou le PDG de Meetic, Marc Simoncini. Et Line Renaud... Les "illettrés" et les "sans-dents" auront-ils droit à une "cabane au Canada" ?...  

Emmanuel Macron s'est contenté d'un simple message sur les réseaux sociaux pour remercier son mentor de son "soutien républicain" et "d'être fidèle aux valeurs de la France" pour le second tour.

Premier Tour Social : violents affrontements entre CRS et anarcho-révolutionnaires au soir du 1er tour de la présidentielle

Manifestation autorisée par Cazeneuve : six policiers et trois activistes blessés

L'extrême gauche anti-capitaliste a provoqué des échauffourées avec la police dimanche, soir de présidentielle, à Paris



La presse les déclare "en marge" d'une manifestation de plusieurs centaines de jeunes et bien moins jeunes 'contre' Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Contre l'élection, bien que démocratique.

La tension est grimpée à Bastille (XIIe, XIe, IVe) ce dimanche soir et vingt-neuf individus proches du mouvement "Premier Tour Social" ont été placées en garde à vue à l'issue de manifestations qualifiées d' "antifascistes" - Macron aura reçu le message- au cours desquelles 143 manifestants avaient été interpellées selon la préfecture de police. Six policiers et trois manifestants ont été légèrement blessés, lors de ces heurts.
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Les activistes d'extrême gauche entendaient organiser une "nuit des barricades"

A l'appel de mouvements anarcho-révolutionnaires qui se disent "antifascistes" et "anticapitalistes", quelque 300 manifestants parmi les plus radicaux s'étaient réunis dans l'après-midi pour organiser les affrontements. Si dans les premiers instants, le rassemblement était "bon enfant", la tension est montée autour du célèbre monument avec des mouvements de foule. Certains militants ont tenté d’arracher les palissades autour de la statue du Génie de la Bastille, puis ont lancé sur les CRS des bouteilles et des pétards. Les forces de l’ordre ont répliqué en chargeant les manifestants et tenté de les contenir autour de l’Opéra.

Dès 21 heures, les débordements ont lieu du côté du boulevard Beaumarchais. Les manifestants ont cassé des vitrines d’agences bancaires, des Abribus, des conteneurs à verre, plusieurs 'Autolib' mais aussi des vitres de véhicules appartenant à la préfecture de police qui avait autorisé cette deuxième nuit anti-républicaine. 
Vers 22h30, le groupe d'activistes s'est dirigé vers le quartier Jaurès (XIXe arrondissement), réputé ""inflammable. Selon l'AFP, la police a interpellé une grande partie de ce groupe, en ayant notamment recours à du gaz lacrymogène.

Un des manifestants explique qu’il s’attendait à la qualification d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, mais qu’il "allait continuer la lutte". 
 "Quel que soit le prochain gouvernement ça va être encore 5 ans de misère sociale. A nous de leur montrer notre vision de la démocratie", a estimé l'activiste anti-républicain.
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Un passant est écoeuré, selon l'AFP : "Je comprends qu'ils ne soient pas contents du résultat du vote. Mais tout casser comme ça, c'est n'importe quoi". Les riverains assistent de leurs fenêtres, médusés, aux actes de destruction.

Des manifestations anti-républic à Nantes et Rennes également

A Nantes, des manifestations ont également été déclenchées. Selon la préfecture de Loire-Atlantique, "plusieurs" interpellations ont été enregistrées à Nantes, où des centaines de personnes ont manifesté derrière une banderole proclamant "Ni banquier, ni raciste" et aux cris de "Nantes debout soulève toi, ni Le Pen, ni Macron".

Des activistes bien entraînés - depuis les mois d'opposition à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes - ont lancé des cocktails Molotov et cassé des vitrines d'agences bancaires. Les forces de l'ordre, présentes en nombre, ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogène et de désencerclement, ainsi que par des tirs de gomme-cogne.

A Rennes, en revanche, une manifestation interdite d'une centaine d'anarcho-révolutionnaires se réclamant de l'anti-fascisme s'est déroulée sans affrontements.A Tours, environ 150 jeunes ont crié les mêmes slogans qu'à Paris ou Rennes, "ni Macron, ni Le Pen" et "Macron Le Pen, la finance ou la haine". A Rouen, une centaine de militants de la mouvance 'Nuit debout' a tenté de défiler, mais en a été empêchée par les forces de l'ordre.
Ils ont appelé à d'autres rassemblements, notamment lors du 1er mai.

Les Whirlpool en grève attendent Macron de pied ferme à Amiens

Sans attendre, le candidat Macron est appelé à faire ses preuve sur le terrain

Les salariés de Whirpool Amiens sont en grève ce lundi 24 avril, depuis 5 heures du matin. 

Un piquet de grève est installé sur le parking de l’usine, route d’Abbeville.

La date est symbolique, trois mois exactement après l’annonce de la fermeture du site, programmée en 2018.

Les grévistes attendent notamment la venue d’Emmanuel Macron. 
Mardi 18 avril, à six jours du premier tour, le candidat amiénois d’En Marche en campagne avait promis de venir faire des propositions dans l’entre deux tours, même s'il était éliminé dimanche.
"Même si je ne suis pas qualifié entre les deux tours, j'irai à Amiens, qui est ma ville natale, donc je les visiterai, ne vous inquiétez pas", a-t-il dit à un journaliste lui demandant s'il considérait comme acquis qu'il serait au second tour.
"Ce à quoi il faut veiller, ce à quoi je veillerai personnellement si je suis élu président de la République, c'est qu'il y ait bien un repreneur du site d'Amiens", a-t-il jugé.
E. Macron avait déclaré le 6 avril refuser toute "démagogie" dans le dossier Whirlpool, en réponse au réalisateur du documentaire "Merci patron" et candidat aux législatives François Rufin, qui lui reprochait son "silence" concernant l'usine d'Amiens. 
"Moi, le défaitisme, le misérabilisme, ça suffit!", a-t-il encore lancé.
En déplacement dans les Yvelines, l'ex-ministre de l'Economie de Hollande était interrogé de savoir pourquoi il avait préféré rendre visite à une usine bénéficiaire de l'opticien Krys, plutôt qu'auprès des salariés du géant américain Whirlpool dans sa ville natale. "C'est bien aussi que la presse parle des entreprises qui marchent. Nous sommes la cinquième économie mondiale, il y a beaucoup d'entreprises dans ce pays qui marchent", avait argumenté l'ancien conseiller élyséen de François Hollande, le président sorti, son parrain.
Environ 150 salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens, menacée de fermeture, ont manifesté mardi 18 avril à Paris pour interpeller les politiques sur leur sort. Le gouvernement planche sur une éventuelle reprise du site employant 290 salariés, auxquels s'ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés du sous-traitant Prima.Fin janvier, le groupe américain avait indiqué son intention de délocaliser la production en Pologne et de fermer l'usine de sèche-linges en juin 2018, dans une Picardie déjà frappée par de nombreuses fermetures de sites industriels, dont celle de Goodyear.