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mercredi 13 décembre 2017

Urvoas, le garde des Sceaux qui viole le secret de l'enquête pour Solère

Le ministre PS de Hollande aurait informé Thierry Solère d'une enquête le concernant

Le journal Le Monde est affirmatif

Entre les deux tours de l'élection présidentielle, l'ancien ministre de la Justice aurait transmis au député LREM (ex-LR) une note confidentielle décrivant l'avancement de l'enquête préliminaire pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d'influence le concernant, révèle le Canard enchaîné ce mercredi.

"Signé 'Amitiés, Jean-Jacques Urvoas', le message a été retrouvé par les flics qui, le 26 juin, ont perquisitionné le domicile de Solère", précise le journal d'extrême gauche.

Frère Solère aurait sollicité les confidences du Frère Urvoas

Le journal Le Monde n'utilise pas le conditionnel

Le franc-maçon arriviste se serait ouvert à son frère arrivé garde des Sceaux   pour "savoir où en étaient ses déboires", alors qu'entre les deux tours de l'élection présidentielle de mai 2017, il espérait intégrer le gouvernement. Toujours selon le Canard, "Emmanuel Macron pense (ou laisse penser à l'intéressé) qu'il [Solère] pourrait prendre le portefeuille de l'Intérieur".
Solère a été initié à la Grande Loge Nationale Française (GLNF) le 10 décembre 1998 et a fréquenté la loge de la Province maçonnique 'Lutèce'. Pour l'Intérieur, Macron choisira un autre maçon, Gérard Collomb (GODF).

L'ancien ministre de la Justice aurait prudemment utilisé la messagerie cryptée Telegram pour effectuer le transfert à l'élu la note confidentielle qui a été rédigée à son intention par la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG). 
Mais si le ministre en exercice est prudent (membre du Grand Orient de France, le député de Quimper a le goût du secret), l'ambitieux Thierry Solère va précieusement - mais imprudemment - stocker le document sur son téléphone. "C'est délirant: ces mecs jouent aux espions en utilisant des messageries soi-disant secrètes, et ils se font prendre comme des bleus!", aurait déclaré l'informateur du Canard enchaîné, un enquêteur. Une investigation facile...

Pour Thierry Solère, un message "neutre", en toute bonne foi !

Le journal satirique s'est vu confirmer ces informations par le procureur de Nanterre, Catherine Denis, qui les a transmises à Jean-Claude Marin, le procureur général près la Cour de Cassation, "lequel pourrait enclencher une procédure pour violation du secret professionnel devant la Cour de justice de la République".

"Solère confirme", précise Le Canard enchaîné. Si les avocats du député de la majorité confirment bien l'existence d'un message adressé à leur client par Jean-Jacques Urvoas (sectaire qui traquait les photos de croix celtiques), le contexte est bien différent: Thierry Solère raconte qu'il ne s'agit que d'une petite conversation avec l'ancien garde des Sceaux, alors qu'il vient de saisir la justice d'une enquête pour diffamation, car le contenu détaillé de l'enquête préliminaire le concernant a fuité dans la presse. 
"C'est dans ces conditions que le ministre lui a adressé un message qui, de façon neutre et objective, confirmait l'existence du contenu de l'enquête en cours, d'ores et déjà rendu publique, sans se prononcer sur les suites qui en seraient données», rapporte le journal "satirique" de déstabilisation de la République.

mardi 12 décembre 2017

France Télévisions : motion de défiance des journalistes contre la présidente

PDG de France Télévisions nommée par Hollande via le CSA, Delphine Ernotte, sur un siège éjectable

Seules les féministes regretteront peut-être Ernotte-Cunci, première femme à diriger France Télévisions, sa principale caractéristique 

La perspective de nouvelles suppressions de postes dans le secteur de l'information en 2018 a mis le feu aux poudres. Les journalistes des rédactions nationales devaient procéder au vote d'une motion de défiance, ce mardi 12 décembre.  

Cinquante millions d'euros, c'est le montant des économies imposées par l'Etat service public de France Télévisions en 2018. La société des journalistes (SDJ) de France 2 n'apprécie guère la gestion de la crise par la direction et organise donc ce vote de défiance. 

Cette motion a été soumise mardi à l'ensemble des rédactions du groupe (France 2 et 3, franceinfo, franceinfo.fr et le service des sports), avec l'appui de leurs SDJ respectives. Le vote est organisé de 9h à 19h et son résultat devrait être connu en début de soirée.

Une seconde motion de défiance contre la direction de l'information a été repoussée. 
En revanche, une seconde motion de défiance contre la direction de l'information du groupe (pilotée par le successeur de Michel Field à la direction de l'info, Yannick Letranchant, dont il faut savoir que la potiche Sophie Le Saint est l'épouse, pour le cas où vous vous ne parveniez pas à comprendre comment elle peut aujourd'hui être présentatrice inamovible des journaux de "Télématin" sur France 2) a été repoussé lors de l'AG par une large majorité, selon la même source.

La direction du groupe est aussi engagée dans un plan de suppression de 500 postes d'ici à 2020. 
Pour y arriver, le choix de la direction de France Télévisions s'est tout d'abord porté sur les moyens des magazines d'investigation 'Complément d'enquête' et 'Envoyé spécial' présenté par Élise Lucetjugés radicaux à la suite de plusieurs polémiques, sans compter 'Cash investigation', présenté par la cumularde Élise Lucet, pourtant également controversé.
Une décision de fusion a fait bondir les journalistes, obligeant la direction à faire machine arrière. Mais les démentis n'ont pas suffi. 

Environ 250 journalistes de France Télévisions ont validé ce lundi, en assemblée générale, la mise au vote mardi d'une motion de défiance intitulée : "Faites-vous confiance à Delphine Ernotte-Cunci pour préserver la qualité et les moyens de l'information à France Télévisions ?", à l'encontre de la présidente du groupe. 

L'extrême gauche durcit le conflit : grève, mercredi 

Trois importants syndicats du groupe, le SNJ-CGT (extrême gauche), FO et le SNJ (Syndicat national des journalistes, fondateur de l'Union syndicale Solidaires, trotskistes de SUD), ont lancé un appel à lune grève de 24 heures mercredi 13. 

Déjà affaiblie en interne, la PDGère du groupe doit aussi faire face au lâchage du président de la République. "L'audiovisuel public est la honte de la république", aurait lancé Emmanuel Macron devant des députés. Sans qu'on sache, à vrai dire, qui, de  la patronne  ou des journalistes politisés, étaient visés. 
Ces propos prêtés au président sont rapportés par l'hebdomadaire L'Express, mais démentis par l'Elysée. 

Une chose est sûre néanmoins, le président veut transformer radicalement et rapidement le paysage audiovisuel public françaisalors que le milliardaire Patrick Drahi est en situation de grande faiblesse le propriétaire franco-israélien du groupe L'Express, qui détient également Libération ou i24news - avec des visées sur le groupe NextRadioTV (la radio RMC et la chaîne d’info en continu BFM TV) -, outre Numéricable et SFR, ne parvient plus à financer sa dette.

Féministe, Delphine Ernotte est engagée pour l'égalité professionnelle homme-femme. 
Dans un entretien de 2012, elle déclara "Les femmes se demandent toujours si elles sont capables, il faut que ça change". Elle fait actuellement l'expérience qu'il ne suffit pas d'être une femme pour être capable.

Grève de la RATP mardi : des perturbations subies sur les RER A et B

Les syndicats imposent leurs tensions internes aux usagers 

Quatre syndicats ont appelé les conducteurs des RER A et B à cesser le travail

Résultat de recherche d'images pour "syndicats RATP"

En dehors des périodes de pointe du matin et du soir,
le trafic sera "très réduit", voire "quasi nul", sur le RER A, ligne la plus fréquentée d’Europe avec 1,2 million de voyageurs par jour, et un train sur quatre circulera sur le RER B (875.000 usagers quotidiens).

Les usagers des lignes A et B du RER seront "perturbés avec un train sur deux aux heures de pointe" et encore moins aux heures creuses, en raison d’une grève des conducteurs à l’appel de quatre syndicats, a annoncé la Régie autonome des transports parisiens (RATP), dimanche 10 décembre. 


Sur le RER B, qui dessert notamment l’aéroport de Roissy, les voyageurs devront en outre "prévoir un changement de train à Gare du Nord", la connexion n’étant pas assurée avec la partie Nord gérée par la ...SNCF. 

Les syndicats répercutent leurs "tensions chroniques" sur la population

Grève RATP mardi: 1 train sur 2 au mieux sur les RER A et B
Les syndicats CGT, Unsa, SUD et FO (77% des voix, au total aux dernières élections à la RATP) ont appelé les conducteurs des RER A et B à cesser le travail pour dénoncer des "tensions chroniques" dans l’organisation du travail et des "méthodes agressives de management". 
A noter que les conducteurs syndiqués à la CFDT ne semblent pas subir les mêmes pressions.

Les usagers  du  métro, bus et du tram ne devraient pas être pénalisés, le trafic devant être "normal sur toutes les lignes". 
Certaines seront même "renforcées", en particulier les lignes 1, 4, 13 et 14 du métro, ajoute la RATP. 

Les usagers sont fortement impactés

Un tronçon du RER B au sud de Paris fermé 5 jours en novembreFace à "une direction obtuse", "aujourd'hui les conducteurs se sont massivement mobilisés", ont affirmé mardi matin les syndicats dans un communiqué, ajoutant que la direction a "expédié en catastrophe ses cadres en formation sur les trains", afin de remplacer les grévistes.

A 06h30 à la station de La Varenne-Chennevières (Val-de-Marne), les hauts parleurs rappellent à intervalle régulier que seulement un train sur deux circule. Les usagers de la ligne A qui n'ont pas changé leurs habitudes se sont trouvés piégés. "Je me suis dit que ce matin ça irait", disait ainsi Mustapha, 56 ans, avant d'ajouter: "Ce soir, je profiterai de la voiture d'un collègue pour rentrer".

Dommages collatéraux de la grève sur les automobilistes
Peu après 08h30, on comptait 530 km de bouchons cumulés en Ile-de-France (contre 400 habituellement), un niveau classé "exceptionnel" par le site Sytadin.
Une certaine presse attribue ces effets indésirables au Sommet de Paris sur le climat de ce 12 décembre à Paris...

RER A : le trafic restera coupé mercredi matinLa grève a été maintenue après l'échec d'une tentative de conciliation entre syndicats (CGT, Unsa, SUD et FO, 77% des voix au total) et direction la semaine dernière. "La direction ne veut rien entendre", assure Jean-Luc Prigent pour la CGT. Les "tensions chroniques" et "dysfonctionnements récurrents dans l'organisation du travail" évoqués par les syndicats seraient la conséquence d'une "politique du chiffre" liée aux obligations fixées par Ile-de-France Mobilités (ex-Syndicat des transports d'Ile-de-France, STIF jusque juin 2017, dans le cadre de la décentralisation et du désengagement de l'Etat ), composé de depuis 2006, des collectivités suivantes : région Ile-de-France, Ville de Paris et départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne, de l'Essonne, des Yvelines, du Val-d'Oise et de Seine-et-Marne.

La 'politique du chiffre' incriminée, en d'autres termes, la rentabilisation.
"Depuis trop longtemps sont dénoncées sur les deux lignes de RER des dérives graves" dans le management ou l'interprétation de la réglementation interne, "sources de risques psychosociaux et de dégradation des conditions de travail", disent les syndicats, qui avaient déjà appelé à la grève en octobre 2014 pour dénoncer le mode de management.

Les conducteurs se plaignent d'être "en première ligne" "face à des voyageurs excédés" dans une situation de tensions aggravée par une "pénurie d'effectifs" sur un réseau saturé, déclarent-ils. "On est censé faire la même chose avec moins de monde et le niveau de qualité de service exigé n'est jamais atteint", affirme Laure Thibault (SUD). 

Outre "l'arrêt des méthodes agressives de management", les syndicats réclament aussi le "respect des mesures de sécurité" en cas de colis suspect et "des effectifs en corrélation avec l'offre de transport" sur ces deux lignes cogérées avec la SNCF.

La RATP affirme en revanche que les syndicats "n'ont pas souhaité discuter" ses propositions.
La direction a toutefois proposé une nouvelle réunion le 18 décembre pour, dit-elle, "retrouver un collectif de travail serein, propice à une exploitation performante des lignes de RER". 
Sur le fond du conflit, elle s'est refusée à toute polémique.

lundi 11 décembre 2017

Le président de la région Hauts-de-France confirme son retrait de la politique nationale

X. Bertrand quitte "définitivement" Les Républicains: une réaction d'hostilité aux électeurs de L. Wauquiez

Xavier Bertrand a attendu le lendemain de la victoire annoncée de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains

Xavier Bertrand, 52 ans, tente de donner du sens à son éviction de la vie politique nationale.  
C’est, depuis l'élection à 74% de Wauquiez, 42 ans,  à la tête des Républicains (LR), le premier non-événement dont la presse fait une montagne. Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a annoncé sur France 2, lundi 11 décembre, qu’il quitte le parti de droite. "Je ne reconnais plus ma famille politique; donc j’ai décidé de la quitter", a-t-il annoncé. 

"Je m’étais déjà mis en retrait [de LR] depuis le soir du premier tour de la présidentielle, quand ma famille n’a pas dit clairement qu’il fallait faire barrage à l’extrême droite. […], rappelle-t-il de lui-même. 
Et de souligner que sa vie politique a toujours été animée par des motivations de rejet. "Tout mon engagement politique a été contre le FN, contre l’extrême droite. Jamais Nicolas Sarkozy, jamais Alain Juppé n’auraient permis une telle dérive."  Du même coup médiatique, accuse-t-il de dérive les trois quarts des adhérents des Républicains qui ont choisi Wauquiez

Bertrand a ensuite fait savoir qu’il n’a pas "l’intention de rejoindre un parti politique ou d’en créer un". 
"Mon parti, c’est la région des Hauts-de-France", explique-t-il. 

Laurent Wauquiez a réagi à cette annonce

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Les frères ennemis
"Il considère qu’il n’a pas sa place, c’est son choix, je le respecte et j’avance. Ce que je veux, c’est faire émerger une nouvelle génération, cette droite renouvelée qui assume ses idées," a-t-il déclaré sur le plateau de TF1. 

Ces derniers mois, X. Bertrand n’a pas caché ses aigreurs de voir sa ligne  battue en brèche par une majorité d'adhérents.
 
Dans un entretien au Journal du dimanche, en juin,  Bertrand avait dénoncé le choix de L. Wauquiez de combattre l'extrême droite sur son terrain et l'avait caricaturée en estimant qu'il "court après l’extrême droite". "Il le dit lui-même et même Marion Maréchal-Le Pen se dit prête à travailler avec lui ! 

Mais il n’y a pas que ça, selon le franc-maçon. "Il est le candidat de Sens commun. J’ai du respect pour chacun, mais la laïcité dans les partis politiques aussi, ça ferait du bien."
Pendant l’élection régionale en Nord-Pas-de-Calais-Picardie si délicate pour lui, Xavier Bertrand avait renié son appartenance de 17 années au Grand Orient (GODF), mais n'en avait pas fait la publicité. Comme l’a révélé L’Express en 2008, Xavier Bertrand a été initié le 11 mars 1995 au sein de la Loge Les Fils d’Isis à l’Orient de Tergnier (Aisne). Discrétion, donc, puisque cet atelier se réunit à une petite trentaine de kilomètres de sa ville de Saint-Quentin (Aisne) : il ne voulait pas croiser des politiques alors qu’il allait devenir adjoint au maire.
Les Francs-maçons du GODF ont soutenu le vote de la Loi de 1901 sur les associations, le bloc des gauches en 1902 et le frère Émile Combes, qui engagea la séparation de l’Église et de l’État, créant une fracture durable entre la France laïque et la France cléricale et à la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican.
Bertrand s'était confié à un journaliste du Point, lequel avait gardé l'information secrète jusqu'à aujourd'hui: le candidat Xavier Bertrand avait besoin de récupérer les voix des socialistes maçons du Nord-Pas-de-Calais. 
Pour décrocher son dernier mandat électif en Nord-Pas-de-Calais - Picardie, Bertrand avait ainsi profité des reports de voix de la gauche : le candidat de l'Union de la droite l'a emporté avec 57,8% des voix contre 42,2 pour Marine Le Pen.
Bertrand avait refusé le combat
Il aurait pu être candidat à la présidence des Républicains, mais il a renoncé, préférant rester à la tête des Hauts-de-France. "Même si j’ai conscience que je peux l’emporter, je ne serai pas le responsable d’une nouvelle guerre des chefs", avait expliqué Bertrand, qui incarnait une ligne centriste dans son ex-parti.
Xavier Bertrand a préféré donner le coup de pied de l'âne.

Edouard Philippe, favorable au 80 km/h, alors que 90 km/h n'a pas réduit la mortalité routière

L'illusion de l'action fera-t-elle baisser la mortalité routière ? 

Le premier ministre s'est dit "favorable à titre personnel" à la réduction de vitesse à 80 km/h

La décision sera annoncée officiellement le 18 janvier. /AFP
Or, la limitation à 90 sur les routes nationales et départementales n'a pas fait baisser le nombre de morts sur les routes en 2017. La courbe s'annonce même en hausse pour la quatrième année consécutive.  

Ils nous refont le coup de la courbe du chômage ! 
Après avoir été stable en octobre, la mortalité routière est remontée en flèche avec une progression de 8,9% en novembre, représentant 281 personnes tuées, soit 23 de plus par rapport au mois de novembre 2016, a annoncé lundi la Sécurité routière.

Selon les chiffres officiels, 3.500 personnes sont mortes entre décembre 2016 et novembre 2017, soit 59 de plus qu'entre décembre 2015 et novembre 2016, représentant une hausse de 1,7%? selon un bilan provisoire.

Les contrôles radar sont-ils chers et inutiles ?
Le harcèlement des automobilistes par les radars automatiques fixes et mobiles 
ne sauve-t-il donc pas de vies humaines? La France s'apprête ainsi à connaître une quatrième année de hausse de mortalité sur les routes, une première depuis 1972, ce qui l'éloigne encore plus de l'objectif du gouvernement précédent, qui se faisait fort d'amener le nombre de morts sous la barre des 2.000 d'ici à 2020.

"On a 3.500 morts par an; on pourrait passer à 2.500", a raconté le premier ministre lors d'un déplacement à Coubert (Seine-et-Marne) pour assister à une opération de "prévention" organisée par la gendarmerie.  "Notre objectif est qu'il y ait moins d'accidents", a-t-il ajouté. Et pourquoi pas 2.400 ou 2.300 ? 

La presse avait préparé le terrain du gouvernement ces derniers jours.
Les media aux ordres ont travaillé les Français au corps, évoquant justement une baisse prochaine de la vitesse à 80 km/h sur les routes à double sens, sans séparateur physique, où se produisent 63% des accidents mortels.

Philou a mis tout son poids, 67 kg, dans la balance. "A titre personnel, j'y suis favorable, car je sais que deux tiers des accidents se concentrent sur ces tronçons de routes nationales et départementales bidirectionnelles aujourd'hui limitées à 90 km/h", a déclaré Edouard Philippe, au cours de son déplacement.

Philippe est favorable à une décision déjà prise...
Cette mesure "exige une concertation avec les associations, les professionnels, les élus également", a indiqué Philippe, précisant qu'elle "sera prise au mois de janvier", lors du Comité interministériel de la sécurité routière qui se tiendra "probablement le 18".

"Nécessaire" ou "débile" ?

La mesure est controversée chez les acteurs de la sécurité routière.
"S'il y a une mesure et une seule à prendre, c'est le passage de 90 à 80 km/h sur les réseaux, où se déroule actuellement la majorité des accidents", a estimé Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière.
"Ce problème majeur de santé publique a été négligé par le gouvernement précédent", a accusé cet ayatollah de la circulation, estimant qu'"il y a une urgence absolue à ce que le premier ministre et le président de la République reprennent en main ce dossier".

Mais pour la Ligue contre la violence routière, il faut aller au-delà.
Perrichon serait laxiste... Sa propre association est plus radicale : un numéro de duettistes entre la bonne et la méchante ? L'association préconise d' "interdire les avertisseurs de radars, déployer des voitures banalisées, surveiller le retrait des points de permis"

L'association Prévention routière n'a rien appris de la baisse précédente.
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"La baisse de la vitesse permet de diminuer la gravité des accidents", continue d'assurer Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention routière, interlocuteur permanent des pouvoirs publics, indépendant du ministère de l'Intérieur (à la différence de la Délégation à la sécurité et à la circulation routières, qui est rattachée), bien que saluant les déclarations du premier ministre. 
On notera toutefois que le président de cette association, Stéphane Daeschner, est par ailleurs directeur de la marque et de la communication externe de MMA, anciennement Les Mutuelles du Mans Assurances...
En 2008, son slogan était "Premier réseau social d’assurances". La preuve ?L'ancienne direction des MMA fut poursuivie en 2000 pour abus de biens sociaux en raison d'investissements jugés douteux à Paris comme en Italie.En septembre 2017, Le Canard enchaîné révéla que les clients et sociétaires des Mutuelles du Mans avaient souscrit, entre 1972 et 1988, un emprunt forcé auprès de la mutuelle à hauteur de 260 millions d'euros. Cet emprunt qui, en 2017, atteint avec intérêts les 350 millions d'euros, n'aurait pas été remboursé, car MMA n'était débiteur d'aucune obligation d'information à l'égard des sociétaires ayant souscrit au fonds social"..., se justifie MMA dans une note interne. Cette même note conclurait que, le délai de prescription de la dette ayant été ramené de 30 à 5 ans en 2008, "MMA n'a fait qu'appliquer les règles de la prescription pour s'approprier "légitimement" ces sommes."  
Une certitude que ne partage pas le directeur général de l'association '40 millions d'automobilistes'

Président du "premier représentant national des automobilistes auprès des pouvoirs publics et du secteur économique de la route", Pierre Chasseray est clair : un passage de 90 à 80 km/h sur les routes nationales et départementales serait "totalement débile". Tel est l'avis de son "association des automobilistes raisonnables et responsables."
"Il faut évidemment prendre des mesures, faire des choses, mais établir un lien entre des chiffres sur un mois et une mesure à 80 km/h, c'est faire preuve de mauvaise foi", a-t-il fustigé, comme le fait le gouvernement lui-même à propos de hausse du chômage.

Il dénonce "des charlatans de la sécurité routière qui sont en train d'influencer Edouard Philippe". 
L'association ne ménage pas les pouvoirs publics qu'elle met face à ses propres responsabilités, lançant des campagnes médiatiques sur différents sujets concernant les automobilistes (rejet des baisses de limites de vitesse et des radars, état des routes) pour souligner que la responsabilité de la mortalité routière est partagée.
Selon cet expert, "il faut arrêter d'empiler des mesures". 
"S'il y a des aménagements à faire, c'est dans les accompagnements sur les addictions au volant", fait valoir P. Chasseray, rappelant que "les stupéfiants interviennent dans 25% des accidents mortels".

Une traque qui pénalise les automobilistes au portefeuille ?
Le racket d'Etat n'est pas mentionné : les sanctions seront évoquées dans un troisième temps...
En 2016, les radars automatiques ont battu tous les records de recettes, rapportant 920 millions d'euros à l’Etat, dont 760,5 millions d'euros pour les amendes forfaitaires et 159,8 millions d'euros pour les amendes majorées.Le gouvernement a donc publié un rapport officiel annexé au Projet de loi de finances 2018 (PLF 2018) pour expliquer à quoi sert l'argent des amendes radars. Présentation officielle de l'utilisation de l'argent des amendes
Une opération de communication qui s'apparente à de la propagande quand on lit les titres (255 M€ pour les collectivités locales) repris par certains journaux et qu'on les compare au contenu du rapport. Il fait apparaître des zones de flou : les chiffres  évitent d'entrer dans le détail.Même en cherchant bien, les 46 pages du rapport (dont 21 pages d'annexes) ne font mention que de l’exercice budgétaire précédent (2016), mais nul part de celui en cours et encore moins de l'exercice 2018...
Une pétition en ligne contre la baisse des limitations de vitesse

Rapport sur l'utilisation de l'argent des amendes
Si, comme il faut s’y attendre, cette mesure est confirmée au CISR de janvier 2018, parce que le pouvoir n'est pas à l'écoute de la population, des milliers de panneaux de signalisation de vitesse devront être remplacés sur le réseau routier secondaire du pays. Une dépense qui n’avait pas été forcément anticipée par le précédent gouvernement, lequel avait lancé une expérimentation en 2015, mais pour laquelle celui d’Edouard Philippe a prévu, selon nos informations [celles de l'asso], de puiser dans le compte d’affectation des recettes des radars.
Vous constaterez que la presse n'est pas meilleure que PaSiDupes: elle fait un copié-collé du texte de l'association appelant  les usagers à signer sa pétition en ligne. La différence? Ce blog ne comporte aucune pub et son accès est gratuit...


110.000 foyers privés d'électricité par la tempête Ana

Pour régler les problèmes de coupures d'électricité, vivement les éoliennes en mer ?...

La tempête Ana sur l'Ouest de la France a privé plus de 110.000 foyers d'électricité

Port de Cassis, 11 décembre 2017
Elle frappe essentiellement les Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire, balayés par des vents violents, tandis que 24 départements étaient placés en vigilance orange à la mi-journée.

L'Ouest de la France est le plus touché, à commencer par la Vendée où jusqu'à 45.000 foyers se sont retrouvés lundi matin sans courant, avec des vents allant jusqu'à 160 km/h. A l'intérieur des terres, la pointe la plus forte a été enregistrée à 125 km/h à Luçon, selon la préfecture. 
En Vendée, selon la préfecture, les services de secours ont reçu plus d'un millier d'appels depuis le début de l'épisode venteux et les pompiers avaient procédé à près de 500 interventions dans la matinée, principalement pour des chutes d'arbre et des dégagements de la voie publique. 

En début de matinée, 40.000 des 90.000 foyers privés d'électricité dans les Pays de la Loire ont toutefois été réalimentés, a assuré Enedis. Ils n'étaient plus que 29.000 en Vendée, département le plus touché.
En région Centre-Val de Loire, 40.000 foyers étaient privés d'électricité à 11h00, notamment dans l'Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher.

L'activité socio-économique affectée

La circulation des TER a été perturbée tôt lundi dans les Pays de la Loire, en raison de chutes d'arbres sur les voies ou de défauts d'alimentation électrique.

Autoroutes fermées dans le Nord. 
Du côté de l'aéroport, la plupart des vols vers et à partir de Nice ont été annulés.

Placées en alerte orange, Nice et Marseille et leurs régions, notamment la Promenade des Anglais et le marché de Noël, ont été en partie interdits au public en raison  des vents violents et du risque de vagues-submersion.

Dans l'Education, l'académie a demandé aux élèves externes de ne pas revenir en cours l'après-midi, les demi-pensionnaires pouvant rentrer chez eux à partir de 14h00.

Episode climatique difficile

Dans les Hautes-Alpes, près de Briançon, le petit village de Névache, 360 habitants, est coupé du monde  par la neige, au moins jusqu'à mercredi.
"Il neige encore beaucoup avec un vent très violent. Cela fait longtemps que l'on n'avait pas vu ça. Il est tombé plus d'un mètre depuis dimanche. La RD 1094 est fermée en raison du risque d'avalanche", explique le maire, Jean-Louis Chevalier, joint par téléphone par l'AFP.

Sur l'ensemble des Alpes, les autorités déconseillent toute sortie en montagne en raison d'un risque élevé d'avalanche dû aux forts cumuls de neige fraîche associés au redoux et aux vents tempétueux en altitude.
Selon Météo France, il est attendu plus d'un mètre au-dessus de 2.000 mètres d'altitude dans les Alpes du Sud et environ un mètre plus au nord.

En Charente-Maritime, qui est retombée en vigilance jaune à la mi-journée, 2.000 clients ont été privés d'électricité et les liaisons maritimes entre l'île d'Aix et le continent ont été interrompues lundi matin.

Dans la Drôme et l'Ardèche, plusieurs centaines de foyers étaient privés d'électricité alors que dans le Nord-Pas-de-Calais, 20.000 foyers sont sans électricité, tandis que l'A16 et l'A26 étaient saturées dans les deux sens.

1.500 agents Enedis et entreprises prestataires sont mobilisés pour rétablir les clients et 150 agents sont partis d'autres régions pour prêter main forte, selon Enedis.

L'Europe de l'Ouest surprise par la neige

Un mort au Portugal.
Dans le reste de l'Europe, les vents violents ont fait un mort, une femme d'une quarantaine d'années tuée par la chute d'un arbre sur sa voiture, et trois blessés au Portugal.

En Allemagne, plus de 300 vols ont été annulés à Francfort, en raison de la neige.

La neige tombe également sur la Belgique entraînant entre 900 et 1.000 km de bouchons, et l'annulation de vols à l'aéroport de Bruxelles.

La Grande-Bretagne, qui a connu ses plus importantes chutes de neige depuis 2013, a fait fermer des centaines d'écoles et de nombreux vols sur l'ensemble de l'île ont également été perturbés.