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lundi 19 février 2018

Les féministes Schiappa et de Haas s'emplâtrent

'Fact checking' de la ministre : un homme sur deux est un agresseur"? 

"Non", réplique la ministre à la manipulatrice Caroline de Haas

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Agressive et arrogante, Haas porte sa sottise sur son visage
Invitée à commenter la désinformation de la "militante féministe" Caroline De Haas, qui avait jugé qu’un homme sur deux ou trois est un agresseur sexuel, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa s’est inscrite en faux.

"Mathématiquement, arithmétiquement, ce chiffre-là est faux", a taclé Schiappa, en lieu et place des 'fact checkeurs' de la presse partisane, Antoine Krempf (Radio France), Désintox de Libération ou Decodex du journal Le Monde qui épargnent les activistes…

Qui du père ou du frère de Caroline de Haas est un harceleur ?

"D’aucune manière ça ne peut être un homme sur deux. Cela voudrait dire qu’il y a plus d’agresseurs sexuels que de femmes violées, ironise-la sous-ministre. Que tous les viols survenus seraient à chaque fois des viols en réunion. Mathématiquement, arithmétiquement, ce chiffre-là est faux", a-t-elle ainsi 

"C’est inopérant et contre-productif de jeter en l’air des chiffres […]. Ou on a une parole construite étayée par des études et des recherches, ou alors on lance des interrogations et un grand débat public sur comment on peut quantifier […] Mais là, je trouve ça dangereux et cela brouille le message qu’on veut faire passer", a-t-elle enfin indiqué.

Ces commentaires ont le mérite d'exister, mais de
Haas ne s'arrêtera pas là ? Ceux et celles qui connaissent cette activiste savent qu'elle n'est pas fiable et ne lui accordent aucun crédit.
Le seul ennui avec elle, c'est qu'elle est haineuse et nuisible: il faut donc que  ses agissements soient dénoncés et qu'elle disparaisse des media. Or, les media  - fact checkeurs et décrypteurs - ne jouent pas leur rôle...

Fessenheim: mouvement de grève des salariés de la centrale pour 3 jours

La gauche anti-nucléaire écartelée entre idéologie et protection de l'emploi régional...

Une grève pour leur avenir...

Le gouvernement va-t-il accepter d'ouvrir des négocier sous la pression d'une grève en cours ? A l'heure des négociations autour de la reconversion du site de Fessenheim, plusieurs syndicats de salariés ont déposé un préavis de grève de trois jours... 

La centrale nucléaire de Fessenheim doit fermer entre fin 2018 et début 2019. Le comité de pilotage sur la reconversion du site haut-rhinois a justement été installé par le secrétaire d’État auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire en janvier. Avant sa prochaine venue, deux syndicats de salariés sont mobilisés cette semaine.

En plus du préavis de grève pour trois jours, la CGT et FO ont appelé à deux rassemblements, ce lundi et ce mardi matin.

Fin janvier, Sébastien Lecornu n'a pas réussi à endormir les syndicats.
Il a en vain tenté de rassurer les prestataires et sous-traitants (qui disposeront d’une cellule pour retrouver du travail), les collectivités locales (avec la mise en place d’une fiscalité spéciale entre Colmar et Mulhouse face au manque à gagner) ou encore sur la question de l’approvisionnement électrique de l’Alsace.


Selon eux, "le compte n’y est pas". 
Ils veulent ainsi faire entendre plus fort la voix des salariés inquiets pour leur avenir dans ces négociations sur le devenir du site nucléaire - aux multiples options.


Un barrage filtrant installé dès ce lundi matin.
France Bleu Alsace rapporte que sur place, un barrage filtrant a été dressé à l’entrée, dès 8h ce lundi matin. Sans transmettre le nombre de grévistes de ce mouvement, la direction de la centrale a en revanche précisé qu’elle craignait une baisse de production pour le seul réacteur (le numéro 1) actuellement en fonctionnement.

dimanche 18 février 2018

Harcèlement sexuel: abandonnée de sa hiérarchie, une journaliste de LCP démissionne

Marie-Eve Malouines et Eric Moniot se refusent à balancer leur porc

Frédéric Haziza, 58 ans, s'en tire bien

La journaliste de La Chaîne Parlementaire LCP-AN avait porté plainte pour une agression sexuelle du présentateur. Mais il lui en a coûté son emploi : Astrid de Villaines a dû remettre sa démission, apprend-on, alors que l'animateur de l'émission "Questions d'Info"  Frédéric Haziza a repris l'antenne début janvier. 

Dans la foulée des répercussions de l’affaire Harvey Weinstein et de la campagne #BalanceTonPorc à l'initiative de Caroline de Haas (mutique en la circonstance), la journaliste avait décidé, en novembre 2017, de porter plainte, juste avant une éventuelle prescription, pour des faits remontant à 2014, ce qui a déclenché une enquête préliminaire de la police judiciaire. Le site Buzzfeed s'est procuré une copie de la plainte, où l'on peut lire : "Sa main s’est alors retrouvée au niveau de mes fesses, côté gauche, en l’appuyant fortement. Dans le même temps, Monsieur Haziza m’a pincé la fesse gauche ".

Le 21 novembre, suite à cette plainte, LCP-AN avait suspendu son présentateur Frédéric Haziza et ouvert une enquête interne. 
Le jour même de sa suspension d'antenne, il publia un tweet où il présentait ses excuses à sa collègue de travail, affirmant qu'il ne voulait pas la blesser ni l'outrager... 
Le lendemain, Bernard-Henri Lévy lui apporta son soutien : "Qui nous fera croire qu'Haziza est le Weinstein francais ? Et comment mettre un signe égal entre ce qui lui est reproché et ce dont on accuse Ramadan ? Amitié à Frederic #Haziza."

Le rapport rédigé par un expert "indépendant", comme on dit,  a jugé que,
"depuis 2014 [!], il n’y avait aucun comportement inapproprié à lui reprocher". Après avoir été suspendu, l'animateur de l'émission "Questions d'Info" a repris l'antenne début janvier. 
Or, BuzzFeed affirme avoir contacté "douze salariés anciens et actuels de la chaîne" qui estiment que Frédéric Haziza était "coutumier de propos et comportements déplacés" et qui dénoncent "l'influence" et "l'impunité" de ce dernier.

Ses partis-pris lui ont valu d'être la cible d'une pétition fin juillet 2013, réclamant son renvoi de LCP et signée par près de 20.000 personnes.



L'"indépendance" de l'expert est à la hauteur du sens aigu bien connu de la déontologie d'Haziza. 
Dans une tribune publiée le 26 mars 2014 par le Huffington Post, intitulée "Quand l'obsession conduit à la faute morale", il a reproché - non sans quelque raisons toutefois- à Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques, de s'être acharné à "relativiser dans son livre 'La France malade du conflit israélo-arabe' le mobile antisémite de Fofana et de son gang des Barbares, les assassins d'Ilan Halimi," en parlant de l'"obsession juive" de Boniface et en l'accusant de "flirter avec un antisémitisme pernicieux". 
A défaut de mobiliser ses collègues 'fact-checkers" (de l'envergure du "respectable" Antoine Krempf sur Radio France), le géopolitologue (IRIS) Pascal Boniface avait fini par proposer un débat avec cet Haziza, qui a préféré se défiler.



En 2014, année du harcèlement sexuel présumé, les media Acrimed et le magazine Politis ont reproché à Frédéric Haziza ses méthodes et ce qu'ils considèrent être des manquements à la déontologie journalistique.

Le 7 mars 2016, en marge du dîner du CRIF, Frédéric Haziza donna un coup de poing à un reporter d'une web-télévision, peu après l'avoir sommé de quitter les lieux et menacé de détruire sa caméra. Une plainte a été déposée mais fut classé sans suite. 

Le 17 décembre 2016, le journaliste Edwy Plenel est qualifié d’ "ennemi de la nation" dans l'émission 'Entre les lignes' sur La Chaîne parlementaire(LCP) par un intervenant, Frédéric Encel, qui répond à l’invitation de Frédéric Haziza de nommer les "ennemis de l’intérieur". Edwy Plenel saisit le lendemain le Conseil supérieur de l’audiovisuel pour dénoncer une incitation à la violence, puis il saisit également, le 21 décembre, le bureau de l’Assemblée nationale.

Haziza est diplômé de l'école de ...techniciens en informatique.
Mais il travaille aussi pour le Canard enchaîné. Il est l'un des pigistes de la rubrique "La mare aux Canards".

La rédaction de LCP-AN a voté une motion de défiance à l'encontre des dirigeants de la chaîne, Marie-Eve Malouines et Eric Moniot.

Elle entendait ainsi protester contre sa réintégration. Cette affaire se déroule alors que la présidente sortante, Marie-Eve Malouines, vice-présidente de l'Association des journalistes parlementaires, présidée depuis octobre 2017 par Jean-Pierre Gratien, journaliste à LCP-AN, se représente pour un second mandat à la tête de la chaîne.
La nomination du futur patron de LCP sera décidée en mars par le président de l’Assemblée, François de Rugy, pour une prise de fonctions le 8 juin.  

Résultat de recherche d'images pour "astrid de villaines wikipedia"La journaliste aurait obtenu un CDD de 3 mois au Monde.
Diplômée de l'Institut d'études politiques de Lille, la jeune femme (ci-contre) avait précédemment occupé trois postes à France Bleu Nord, Radio classique et LCP.
Mais où en est l'enquête préliminaire de la police judiciaire ? Encore une plainte bientôt classée sans suite  ?


samedi 17 février 2018

Un imam se dresse contre les "bigots" salafistes en France

L'imam et théologien réformiste Mohamed Bajrafil persiste et signe

Cet imam
 est une figure religieuse désormais reconnue d'un "islam en France"

Résultat de recherche d'images pour "pas democratie juste islam""Les bigots" salafistes sont  comme "les fachos" pour Mohamed Bajrafil. Il aimerait les faire reculer tant ils empoisonnent le débat sur sa religion. "Réveillons-nous!", lance dans son nouveau livre cet enseignant à peine quadragénaire d'origine comorienne, barbe légère et costume impeccable. "Le choix qui consiste à te couper du monde, de ton pays, de ton époque n'en est pas un", dit-il à son lecteur dans cette "lettre à un jeune Français musulman". 

Coran en main, mais toujours remis dans le contexte de la France de 2018

Après les attentats de 2015, Mohamed Bajrafil appelait déjà ses coreligionnaires à "entrer dans le XXIe siècle". Dans un essai remarqué ("Islam de France, l'an I"), il les invitait à retrouver l'élan spirituel d'une foi ensevelie "sous le poids de traditions superflues"

Loin de lui pourtant l'idée de mépriser l'islam traditionnel, dont il vient. 
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Né le 25 mars 1978 à Moroni, capitale de l'archipel des Comores - une république fédérale d'Afrique australe, composée de quatre îles dont l'une est administrée par la France (Mayotte est un département français d'outre-mer) -, Mohamed Bajrafil doit beaucoup à son père, son principal maître spirituel, qui l'a fait grandir dans le chaféisme, une des quatre écoles juridiques de l'islam sunniteVirtuose de la récitation coranique dès son plus jeune âge, il étudie le fikr (jurisprudence islamique), mais aussi la grammaire arabe chaque jour à l'aube. "Cela m'a aidé à triompher de mon sommeil et a façonné ma manière de voir le monde, mon rapport à la lecture", dit-il. Et de citer avec gourmandise quelques auteurs de chevet, de Gaston Bachelard et Émile Durkheim au Nietzsche du "Crépuscule des idoles".

C'est en banlieue parisienne qu'il s'installe en 1999. Moins de dix ans plus tard, il devient imam à la mosquée d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Mais il n'en a jamais fait un métier: ce produit singulier de la tradition islamique et de l'université républicaine - il est docteur en linguistique - vit du professorat, dispensant des cours d'arabe en métropole ou enseignant la géopolitique des religions à Mayotte. 

Et il écrit, navré de constater l'"ignorance abyssale" de tant de jeunes musulmans qui ignorent l'"abécédaire de l'islam" et le réduisent à une dichotomie entre "halal" (ce qui est permis) et "haram" (interdit).

"Il fait bon vivre en France," clame-t-il

"On ne peut pas régir la vie à coup de fatwas [avis juridiques, mais souvent des condamnations], ce n'est pas possible! Et cela n'a jamais été comme ça, en réalité. Sauf que, aujourd'hui, la bigoterie a gagné", déplore-t-il. 

Lui plaide pour "une réforme de la vision de l'islam" et de l'interprétation de ses textes pour conforter une pluralité de lectures du Coran et de la tradition prophétique (sunna), loin des "bigots" salafistes qui se prétendent héritiers des compagnons du Prophète. 

Face à eux prospère, selon lui, un autre "simplisme", anti-musulman cette fois, et nous y voilà !
"Le Coran dit que", voire "invente des sourates", gronde Mohamed Bajrafil, visant l'essayiste Éric Zemmour, auteur notamment du 'best-seller" Le Suicide français (2014). "Les bigots et les fachos: deux faces d'une même pièce", résume-t-il. 

La voix de Mohamed Bajrafil, qui a désormais quelque retentissement dans les media et sur les réseaux sociaux, peut-elle porter ? 
Elle commence à émerger, face à des gestionnaires de mosquées - une centaine de lieux de culte musulmans en 1970, 1.600 en 2003, selon les données du ministère de l'Intérieur, et 2.200 lieux de culte en 2015, pour une population de près de 9 millions de musulmans, comprenant environ 100.000 convertis -,  peu représentatifs des jeunes fidèles 2017 - environ la moitié des musulmans de France a moins de 24 ans -, des intellectuels d'origine musulmane éloignés de la pratique religieuse et des imams discrédités.
En 2016, l'institut Montaigne publie "un islam français est possible" à partir d'un sondage:
  • 80 % des musulmans sont favorables à la nourriture halal dans les cantines scolaires. 70 % des musulmans disent acheter "toujours" de la viande halal, 22 % "parfois" et 6 % "jamais";
  • 65 % des musulmans sont favorables au port du hijab (voile), témoignant du respect de la prescription des sourates du Coran 33-59 et 24-31 ;
  • 40 % des moins de 25 ans sont favorables à la burqa ou niqab (voile intégral), alors que dans toutes les classes d’âge confondues, seul 24 % y sont favorables ;
  • 40 % des moins de 30 ans pensent que la laïcité ne permet pas de pratiquer librement sa religion, alors que dans toutes les classes d’âge confondues, 20 % rejette la laïcité ;
  • 33 % des moins de 30 ans déclarent que la loi religieuse (charia) est plus importante que la loi de la République ;
  • 33 % des musulmans considèrent que "l'on devrait pouvoir exprimer sa foi au travail";
  • 25 % des musulmans sont favorables à la polygamie.
La population musulmane peut être divisé en trois profils :
  • 46 % sont "sécularisés" en train d’achever leur intégration (près de la moitié des plus de 40 ans, et 1/3 chez les jeunes) ;
  • 25 % sont "islamic pride" (fiers de leur religion);
  • 28 % sont "sécessionnistes" en rupture avec les valeurs de la civilisation française. (20 % des plus de 40 ans, et 50 % chez les jeunes).
En 2005, une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po fait apparaître la proportion de musulmans pratiquants revendiquant des positions culturelles traditionalistes.
Selon ce sondage,
39 % des musulmans pratiquants condamnent l'homosexualité (contre 21 % de l'ensemble des Français), 43 % approuvent des horaires séparés pour les femmes dans les piscines et 46 % manifestent des sentiments antisémites contre 18 % de l'ensemble des Français).
Mohamed Bajrafil rêve-t-il de jouer un rôle dans la refondation de "l'islam de France" voulue par Emmanuel Macron  ?
De là à se rêver en "grand imam de France" ou même en membre d'un "consistoire musulman" que certains appellent de leurs vœux dans le cadre de la structuration de l'islam en France... "Tout ce qui est organisation pyramidale m'incommode", tranche-t-il par avance, attaché au "libre-arbitre du croyant" et opposé à la "hiérarchisation et la cléricalisation de l'islam", en bon sunnite qu'il est
Mais il a accepté d'être secrétaire général du Conseil théologique musulman de France (CTMF, créé en 2015), où il côtoie quelques "savants" gravitant dans l'orbite des Frères musulmans, confrérie accusée de promouvoir un islam politique. Ce qui lui vaut des critiques tenaces. Il les balaye en soulignant le besoin dans le pays "d'une parole de réconciliation" pour passer "du vivre-ensemble au faire-ensemble". "Rien n'est parfait, mais il fait bon vivre en France", dit-il à l'attention d'une jeunesse musulmane qui pourrait en douter.
Le bureau exécutif du CTMF est composé de neuf membres dont une seule femme : 
Ahmed Jaballah, docteur en droit canonique musulman, diplômé de Zitouna (Tunis) et de la Sorbonne, directeur de l’IESH Paris, secrétaire général adjoint du Conseil européen de la fatwa (CEFR), membre de l’Union internationale des savants musulmans (UISM), professeur de théologie musulmane, Imam-khatib (directeur de la prière et prêcheur).
Hassan El Houari, licence de théologie à l'Université d’Al-Quaraouiyyine (Agadir, Maroc), master en dogme et philosophie Islamique, Imam-khatib de la mosquée de Gonesse (PS, Val d’Oise). 
Larbi Kechat, né en Algérie, docteur en sociologie de l'Université de la Sorbonne, recteur de la mosquée Adaawwa à Paris 19e, imam-khatib. 
Larbi Bechri, Algérie, docteur en islamologie de l’Université d’Aix-En Provence, diplômé en charia de l'Université de Médine, Arabie saoudite, diplômé de la Sorbonne, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et responsable de l'institut de formation de l'UOIF dans la Nièvre, l’IESH de Château-Chinon. 
Mohamed Bajrafil, docteur en linguistique de l’Université Paris 7 Diderot, Franco-comorien formé en fiqh shafiite, professeur de théologie musulmane à l’Institut Alkhayria (Bruxelles), chargé de cours en langue arabe et traduction aux universités Paris 8 et 12, imam-khatib à la mosquée d’Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). 
Mohamed Mosadek, Irak, docteur en fiqh hanafite de l’Université d’Al-Azhar,  Egypte, professeur de théologie musulmane à l’Université d’Al-Azhar et chargé de cours à la faculté de droit de Strasbourg au master d’islamologie), imam-khatiib. 
Mohammed Najah, originaire du Maroc, docteur en Physique, professeur de théologie musulmane à l'Institut Tabari à Corbeil-Essonnes (gauche de 1951 à 1995, Essonne), imam-khatib à la mosquée de Vigneux-sur-Seine (PCF jusqu'en 2001, Essonne), professeur de mathématiques 
Nawel Zine, née en née en 1961 et originaire de Djerba, Tunisie, docteur en médecine et diplômée d’un master en dogme et philosophie islamiques, professeur de théologie à l’IESH de Paris
Ounis Guergah, originaire d'Algérie, diplômé en charia de l'Université de Médine, diplômé en philosophie de l’Université de la Sorbonne, membre du CEFR et de l’UISM, professeur de théologie musulmane et directeur des études à l’IESH de Paris, imam-khatib. 
Ces personnalités sont inclues dans le conseil d'administration qui comprend aussi 11 autres théologiens, professeurs et imams de toute la France.
Un IESH (Institut européen des sciences humaines) est un institut privé spécialisé dans l'enseignement de la théologie musulmane et la langue arabe. Ils sont six établissements en France, regroupés en une fédération, qui dispensent des cours d'études islamiques (théologie, droit musulman...), d'étude du Coran ainsi que l'apprentissage de l'arabe littéraire. Le tout premier d'entre eux est créé en 1992 à proximité de Château-Chinon, à l'initiative de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). Comme toutes les structures liées aux Frères musulmans, elle est inscrite en novembre 2014 sur la liste des groupes terroristes publiée par les Emirats arabes unis avec 81 autres organisations dans le monde entier dont plusieurs actives légalement au sein de l'Union européenne.

Le CERF (Conseil européen pour la fatwa et la recherche) est une fondation musulmane privée dont le siège se situe à Dublin, en Irlande. Il a vu le jour en 1997 à l’initiative de l’Union des organisations islamiques en Europe (UOIE). Composé de 33 membres cooptés, le CEFR comprend un tiers de cheiks ne résidant pas en Europe: les Saoudiens, Soudanais et Mauritaniens dénoncent cette "innovation". Il est d'ailleurs dirigé par le Qatari d’origine égyptienne Youssef Al-Qardaoui.
Constitué de six Britanniques, cinq Français, trois Allemands, le conseil considère que la charia doit être la norme absolue pour tous les musulmans.

L'UISM (Union internationale des savants musulmans) exige que "l'ONU [comprenne] la nécessité de protéger les valeurs, l'éthique et les lois des religions révélées, scellées par l'islam, comme un moyen de préserver la paix et la sécurité internationales." Ankara a réagi contre l'inclusion de l'UISM sur la liste des organisations terroristes.

Selon un sondage réalisé en 2012, 60 % des Français estiment que l'influence et la visibilité des musulmans sont aujourd'hui "trop importantes" en France.

Le photographe Patrick Demarchelier, à son tour dans la tourmente #BalanceTonPorc

Le "Lucie Award de la photographie de mode" 2008 serait-il un porc ?

Le Français Patrick Demarchelier, photographe star de la mode et du show biz, est accusé de harcèlement sexuel

Plusieurs femmes l'accusant, il est pris à son tour dans la tourmente #MeToo.
Image associéeLeurs témoignages contre le Français de 74 ans ont été recueillis par The Boston Globe, quotidien américain sulfureux, qui les a publiés vendredi, notamment celui d'une ancienne assistante du photographe.Cette dernière explique, sous couvert d'anonymat, avoir finalement cédé aux avances insistantes de Patrick Demarchelier, de peur de compromettre son avenir professionnel si elle persistait à refuser. Ou pour progresser dans la profession ?Elle dit avoir demandé instamment à la directrice artistique du groupe Condé Nast, la très influente Anna Wintour, de ne plus laisser le photographe travailler avec de jeunes mannequins.

Le Boston Globe cite également le cas de six autres femmes accusant toutes le Français de harcèlement sexuel. 
L'une d'entre elles précise que le photographe lui a mis la main sur ses parties génitales et une autre qu'il lui a touché la poitrine. Patrick Demarchelier n'a pas donné suite dans l'immédiat.

Baisers non sollicités, baisers volés.
La Globe Spotlight Team, qui a mené cette enquête, est une équipe de six reporters d'investigation, héritière de celle qui avait révélé en 2002 comment la hiérarchie catholique locale avait couvert des abus sexuels commis par quelque 90 prêtres à Boston et dans les environs pendant plusieurs décennies. L'histoire avait servi de base au film "Spotlight", qui a reçu l'Oscar du meilleur film en 2016.

L'enquête sur le monde de la mode publiée vendredi met en cause d'autres photographes, notamment Seth Sabal, Greg Kadel ou Andre Passos, ainsi que le styliste Karl Templer.
Dans le cas de Greg Kadel, une mannequin, sous couvert d'anonymat, affirme que le photographe l'a emmenée dans un hôtel alors qu'elle était encore mineure et l'a forcée à avoir une relation sexuelle.

Résultat de recherche d'images pour "film Baise volé"L'enquête du Boston Globe balance aussi le nom de David Bellemère, photographe français accusé de harcèlement sexuel par deux femmes.
L'une d'entre elle, la mannequin américaine Madisyn Ritland, affirme qu'il a, entre autres, enfoncé de force sa langue dans sa bouche et qu'il lui a touché la poitrine sans son consentement.

Le Boston Globe révèle également que la marque de lingerie Victoria's Secret, connue pour ses défilés-événements, a cessé de travailler avec lui depuis l'automne 2016, après que des mannequins se sont plaintes de contacts physiques intempestifs et de baisers non sollicités. La maison mère de Victoria's Secret, Limited Brands, n'a pas réagi immédiatement.

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David Bellemère a expliqué que "l'histoire Victoria's Secret (était) un grand mystère pour (lui)". "Ils se sont débarrassés froidement de moi sans explication", a-t-il déploré.

Le photographe dit également avoir "demandé des explications aux agences de mannequins concernées", mais s'être heurté au "silence". "Je vais peut-être enfin savoir qui ment et pourquoi", a-t-il estimé.

Depuis l'éclatement de l'affaire Weinstein, plusieurs grands photographes de mode ont été accusés de harcèlement sexuel, principalement Bruce Weber, Terry Richardson et Mario Testino.
Plusieurs de leurs clients, notamment le puissant groupe Condé Nast, ont indiqué publiquement qu'ils ne souhaitaient plus travailler avec eux.

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Patrick Demarchelier fait partie des plus grands photographes de mode et du show-business. Certains de ses clichés de la princesse Diana, de Madonna ou d'Angelina Jolie ont fait le tour du monde.
Le photographe, né au Havre (Edouard Philippe en fut sept ans le maire), dont le travail a fait l'objet d'une exposition en 2008 au Petit-Palais à Paris, est aussi l'auteur de nombreuses couvertures d'albums, entre autres pour Elton John et Céline Dion.Sa célébrité dans le milieu de la mode est telle que son nom est cité à plusieurs reprises dans le film "Le diable s'habille en Prada", satire du monde de la mode où Meryl Streep campe un personnage inspiré d'Anna Wintour.

Wauquiez : Macron, un tueur, et Sarkozy, un pragmatique

Wauquiez livre des traits de caractère de Sarkozy et Macron

Nicolas Sarkozy avait placé des ministres sur écoutes et Emmanuel Macron avait mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon

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Laurent Wauquiez a fait ces confidences à l'issue d'une conférence donnée à l'Ecole de management de Lyon. TMC, groupe BFM, livre un extrait sonore de la conversation. 
"Nicolas Sarkozy, il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui entraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vérifier ce que chacun de ses ministres disait au moment où on entrait en Conseil des ministres", confie Laurent Wauquiez dans cet enregistrement et dont des extraits ont été diffusés dans l'émission Quotidien.
médiatique. La presse partisane évite juste de resituer ces témoignages dans le contexte historique. Parmi les ministres de Sarkozy, figuraient notamment Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, qui annoncera en 2012 son intention de voter pour François Hollande, lequel le nommera par décret directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, ou Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, repassé à Hollande qui en fera son secrétaire général de la présidence de la République... Sarkozy avait de bonnes raisons de se méfier !
Sans parler de Gérald Darmanin, démissionnaire de ses fonctions de secrétaire général adjoint du parti Les Républicains pour devenir ministre de Macron, citons aussi Benoît Apparu, ancien ministre délégué chargé du Logement ou Christian Estrosi, ancien ministre chargé de l'Industrie dans des gouvernements Fillon qui ont viré leurs cutis.

"Que Fillon gagne la primaire et que, derrière, il le démolisse... Je suis sûr et certain, qu'il l'a organisé."

Macron, "objectivement, il a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré," souligne Wauquiez. 

"Je pense qu'ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition", affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ces propos sont une réponse non envisagée par l'enquête intitulée "Qui a tué François Fillon?" de Jean-Baptiste Boursier, diffusée dans "Grand Angle" sur BFMTV, évoquant la chute du candidat LR à l’Elysée.

Le porte-parole du gouvernement ne réagit pas sur le fond.
"Diffamations, injures, vulgarité... Une conception particulière de l'enseignement... Les étudiants de EM Lyon méritent mieux !", a commenté Benjamin Griveaux, sur Twitter. Sur le fond, il ne nie donc pas.

Wauquiez aborde également le cas de Gérald Darmanin

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'être classée sans suite par le Parquet de Paris qui dépend du ministère de la Justice, mais qui doit encore affronter une enquête pour abus de faiblesse.

"Il sait très bien ce qu'il a fait". "Il va tomber", dit notamment le président des Républicains (LR), au cours de cette conférence réalisée avant l'annonce du classement sans suite de l'enquête. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, "l'incarnation de ce qu'a été (Jérôme) Cahuzac".

Wauquiez revient également sur l'appel à la démission lancé par son parti à l'encontre du ministre, ex-LR lui-même.
"J'ai sorti ça; j'ai été en minorité à l'intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer. J'ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit 'non mais nous on trouve que c'est bien, faut qu'il reste, présomption d'innocence'.  

Ce journaliste est un cousin de Pierre Larrouturou, économiste socialiste qui fonda 'Nouvel Donne', parti qui apporta son soutien à Mélenchon, candidat de l'extrême gauche à l'Elysée, en 2017.

Qui peut croire que Wauquiez a pu faire confiance à une assemblée de jeunes inconnus ? 
Un fuitage organisé ? En évoquant les précautions prises par Sarkozy et en se livrant lui-même aux portables indiscrets de jeunes gens sur les terres de Gérard Collomb ancien sénateur-maire PS de Lyon et actuel ministre LREM de l'Intérieur, Wauquiez confirme qu'en politique une dose de paranoïa est nécessaire...

vendredi 16 février 2018

Orange retire ses campagnes publicitaires à TF1

Orange et Free veulent tout pour une bouchée de pain

Le groupe audiovisuel demande à être mieux rémunéré pour ses contenus

Montage photo avec le PDG d'Orange, Stéphane Richard, et le patron de TF1, Gilles Pélisson. Entre l'opérateur et la chaîne, le courant ne passe plus.
Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, et le patron de TF1, Gilles Pélisson
Le bras de fer entre les opérateurs télécom et le groupe TF1 se poursuit. Chacun abat de nouvelles cartes pour tenter de faire fléchir l'autre. Cette fois, Orange, ex-France Telecom, a dégainé l'arme publicitaire: l'opérateur historique a annulé des campagnes prévues sur les chaînes de TF1 dans les semaines à venir. "Il y a eu des consignes, il y a environ deux semaines", au moment où le ton est monté entre les deux parties
A l'antenne toutefois, cela ne se voit pas encore, puisque les délais d'annulation d'une campagne publicitaire sont fixés à quatre semaines. Depuis plusieurs mois, son PDG, Stéphane Richard, répétait qu' "Orange est l'un des plus importants annonceurs chez TF1", une manière de chantage à peine voilé. 

Orange a fini par mettre ses menaces à exécution. 
"En 2017, Orange a déboursé 49 millions d'euros bruts en investissements publicitaires sur les chaînes du groupe TF1. Sur les 102,7 millions d'euros de budget publicitaire global dépensés en TV, 48,4% sont alloués à TF1", première chaîne télévisée en France, indique Philippe Nouchi, le directeur de l'expertise médias chez Publicis Média.

D'après un autre expert, "cela représente 20 millions d'euros net environ". Or, c'est peu ou prou la somme que TF1 réclame à Orange pour la diffusion de ses chaînes et de ses services de replay sur Orange... Plus précisément, le groupe audiovisuel - dans lequel l'Etat français (dont Bpifrance) est actionnaire à hauteur de 23 % - souhaite que l'opérateur lui verse une juste redevance de 25 millions d'euros. 
Alors ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, avait déclaré fin mai 2017 que l'Etat n'a pas vocation à rester de manière pérenne au capital, avant d'ajouter toutefois qu'un désengagement ne se ferait pas dans l'immédiat. Les pouvoirs publics ont assuré à plusieurs reprises vouloir conserver une minorité de blocage au sein de l'ancien monopole des télécommunications, où l'Etat dispose de trois représentants au Conseil d'administration.


TF1, le groupe de Gilles Pélisson, ne devrait pas en rester là.
Si Orange refuse de payer et annule son budget publicité, l'affaire devrait se retrouver rapidement devant les tribunaux. TF1 pourrait alors reprocher à l'opérateur d'abuser de sa position d'annonceur pour tenter d'influencer l'issu de négociations dans un autre dossier. 

De son côté, Free, qui résiste à TF1, ne dispose plus des mêmes armes arme: le groupe du milliardaire Xavier Niel (propriétaire du groupe L'Obs et copropriétaire du journal Le Monde) n'est déjà plus annonceur sur ses écrans publicitaires de TF1. Un choix qui remonte à l'époque où le groupe de Xavier Niel et Bouygues Telecom (filiale tout comme TF1 du groupe Bouygues) multipliaient les contentieux devant les tribunaux. "Cela prouve qu'un opérateur télécoms peut gagner des parts de marché, sans pub sur TF1", glisse un proche de l'opérateur.

"Même si ce n'est pas impossible, vu la puissance de TF1, il est toutefois difficile pour un gros annonceur comme Orange de se passer du diffuseur", estime Philippe Nouchi. 

TF1 réclamait initialement 80 millions d'euros à Orange en droits de rediffusion 

Pour le moment, Orange et Free se liguent contre TF1, continuant d'estimer que les exigences de TF1 sont trop élevées. Mais ces opérateurs peuvent-ils se priver de contenus.
 
TF1 aurait déjà fait des propositions en revoyant ses prétentions à la baisse. La filiale de Bouygues n'aurait pas encore fait assez de concessions, au goût de ses partenaires.
Mais, en même temps, le groupe audiovisuel a saisi la justice pour demander à Orange de cesser la diffusion de ses chaînes gratuites de la TNT. Dans cette guerre d'influence et des prix, les abonnés de Orange sont privés des services de replay MyTF1. Restent les chaînes. 

Le diffuseur peut encore peser sur Orange, mauvais client. 
Ce qui serait l'occasion pour chacun des protagonistes de mesurer l'attachement de ses clients à ses services, d'ici l'échéance du mondial de Football en Russie qui démarre en juin sur les antennes de TF1.
 
Or, TF1 vient d'annoncer, ce jeudi, qu'il demande à Orange de ne plus distribuer ses chaînes sur sa box TF1En cas de refus persistant de payer, les accords de distribution entre le groupe télévisuel et Orange prennent fin, à l'occasion de la date d'échéance des contrats, le 31 janvier dernier. 

A noter que, jusqu'à ce qu'elle soit nommée ministre du Travail de Macron, Muriel Pénicaud, directrice générale des ressources humaines du groupe Danone, a été l'un des huit administrateurs d'Orange (en même temps qu'elle siègeait dans différents autres conseils d'administration de grandes entreprises,  la SNCF, puis Aéroports de Paris).