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mercredi 28 juin 2017

Moralisation: deux députés PS trahissent leurs électeurs à l'Assemblée

Élus sous l'étiquette PS, deux députés siègent avec LREM

Deux députés élus avec le PS en Ille-et-Vilaine et dans le Doubs, siègeront à l'Assemblée nationale avec LREM : tranquilou !

Ils ont du sens moral à revendre ! Alors que s'ouvrent aujourd'hui les soldes d'été, Rue de Solférino, c'est la grande braderie d'éthique... 

François André, 60 ans, réélu député de la troisième circonscription d’Ille-et-Villaine, à Rennes, sous l’étiquette du PS mi-juin, a décidé de siéger aux côtés des députés de La République en Marche et non avec les socialistes, réunis sous le groupe de la 'Nouvelle gauche', après avoir adhéré à l'âge de 20 ans au Parti socialiste. 
Or, "Nouvelle gauche" évoque un ancien courant du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) et une sensibilité du Parti socialiste dans le courant Nouveau Parti socialiste (NPS) mené par Benoît Hamon.
Il était encore le seul député socialiste de Bretagne : membre de la commission de la Défense nationale et des forces armées et admis, à ce titre, comme colonel au sein de la Réserve citoyenne de la Défense en janvier 2015, il a tourné casaque.
Cet apparatchik qui n'a rien à voir avec la "société civile" siégera au côté de Manuel Valls avec les apparentés LREM. 
"J’ai toujours affiché ma volonté d’être membre d’un groupe se revendiquant de la majorité présidentielle, insiste le député de l’Ille-et-Vilaine. Ce n’est pas ce qu’ont décidé les socialistes." Au journal Le Parisien, le député confirme qu’il votera tous les textes de la majorité comme il l’a fait quand le PS était au gouvernement. Un béni-oui-oui professionnel assumé...

Frédéric Barbier était lui une exception dans la 4e circonscription du Doubs dans le Pays de Montbéliard. Député sortant PS et frère de David Barbier, conseiller départemental du Doubs, ce cadre en entreprise de 57 ans avait obtenu deux investitures, celles du PS et celle de LREM. 
En février 2015, lors d’une législative partielle consécutive au départ de Pierre Moscovici à Bruxelles, Frédéric Barbier (PS) s’était contenté de 863 voix seulement devant Sophie Montel (FN).
Il a lui aussi choisi mardi de se lier au groupe parlementaire LREM, à la surprise de ses électeurs socialistes.

Le PS interdit la double-appartenance

"J’accepte les conséquences à venir quant à mon futur au Parti socialiste", assume le député renégat d’Ille-et-Villaine. A ce moment-là, quand Le Parisien/Aujourd'hui en France le contacte mercredi en début d’après-midi, François André ne sait pas que le PS est sur le point d’envoyer un communiqué à la presse. "Frédéric Barbier et François André se sont mis d’eux-mêmes hors du Parti socialiste", y écrit le parti. 

"J’ai toujours soutenu Emmanuel Macron, argue François André. Je n'ai soutenu personne pendant la primaire de gauche et je soutenais déjà le président de la République pendant la campagne." Pendant cette campagne, le candidat n'était pas président... Le député sortant était investi par le PS.
La République en marche n'avait mis personne face à lui dans sa circonscription. "J’ai toujours été très clair," affirme-t-il pourtant, malgré deux protecteurs
Selon les statuts du PS, les élus socialistes "ne peuvent appartenir à un autre parti, ou groupe politique relevant directement ou indirectement d’un parti autre que le Parti socialiste". 
Le service presse du Parti socialiste était toutefois incapable de dire, ce mercredi, si une procédure d'exclusion à l'égard des deux députés avait déjà été lancée ou non. Le PS annonce mercredi qu'ils "se sont mis d’eux-mêmes hors du Parti socialiste". 
Ce qui évite une nouvelle fois de faire monter Valls dans la même la charrette. 

Giflé en Bretagne, Valls livre sa version des faits

Pleurnichard, Valls se plaint de ses adversaires à la législative contestée

L'ex-Premier ministre se plaint d'avoir été sévèrement corrigé
Résultat de recherche d'images pour "Nolan Lapie"
La position de la main n'étaie pas la thèse du coup de poing,
mais évoque plutôt une quenelle
Résultat de recherche d'images pour "Nolan Lapie"Il est brièvement revenu sur l'agression dont il a été la cible en janvier dernier, alors qu'il était en déplacement en Bretagne à la sortie de la mairie de Lamballe (Côtes-d'Armor), dont le maire PS, Loïc Cauret, ancien chauffeur routier de 64 ans, soutient aujourd'hui Emmanuel Macron. Christine Angot a prêté une oreille complaisante à Manuel Valls ...dans les colonnes de Libération ce mardi, au moment où il annonce qu'il quitte le Parti socialiste. 

"
J'ai eu mal. Il m'a fait mal. Tout le monde a dit 'c'est une gifle', mais non, c'était un coup de poing. C'est pour ça qu'il faut être solide", raconte Manuel Valls dans Libé. L'auteur de cette attaque, Nolan Lapie, ci-dessus, 18 ans, avait été condamné dans la foulée à trois mois de prison avec sursis. Un agresseur dont il a eu indirectement à faire lors des élections législatives, puisqu'il était suppléant de Dieudonné, candidat dans la même circonscription que lui dans l'Essonne.


Manu Valls n'aime pas les arabes, qui le lui rendent bien


L'extrême gauche diffuse l'information selon laquelle l'agresseur serait d'ascendance harkie
et qualifie Nolan Lapie de "porteur de valise des antisémites BBR en Bretagne".

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Une quenelle est un salut nazi inversé
L'ex-Premier ministre s'est par ailleurs indigné du silence de la candidate de la France Insoumise, Farida Amrani.
Au second tour, la candidate de Jean-Luc Mélenchon a reçu le soutien de ... Dieudonné. "C'est presque un angle mort. Comme on est du côté des plus faibles, on dit 'ce sont des victimes'. On croit qu'il faut se mettre de leur côté et on prend les voix. On est mal à l'aise, et on se retrouve à légitimer Dieudonné", a encore dénoncé Manuel Valls.

Cette prise de parole de Valls intervient au moment où le Conseil constitutionnel étudie la requête en annulation de son élection. 
Essonne : Amrani dépose un recours devant le Conseil constitutionnel contre l'élection de Valls
Farida Amrani, la candidate de La France insoumise (LFI), battue au second tour des législatives avec 139 voix d'écart, espère faire annuler le scrutin qui ouvre les portes de l'Assemblée à son adversaire. Elle dit avoir constaté plusieurs irrégularités lors du vote et disposer de preuves.Dans un contexte de participation faible (36,55 %) Manuel Valls (DVG) a obtenu 50,30 % contre 49,70 % pour Farida Amrani (La France insoumise).

Au total, son dossier comporterait plus d'une centaine d'éléments, notamment des photos sur lesquelles on peut voir des signatures douteuses sur les listes d'émargements. "Les signatures censées provenir de la même personne ne correspondent pas entre le premier et le second tour", souligne Farida Amrani qui possède également des clichés, où l'on verrait des bulletins de la candidate être déchirés dans plusieurs bureaux de vote.

La candidate battue aurait également reçu des vidéos avec des scènes d'intimidation appelant à voter Manuel Valls. "Des éléments crédibles et très sérieux, un dossier solide", assurent ses soutiens. Ce sera au juge de trancher et décider s'il invalide l'élection de Manuel Valls, mais la procédure pourrait prendre plusieurs semaines.
Interrogé sur le sujet alors qu'il faisait sa rentrée à l'Assemblée, l'ex-premier ministre s'est montré confiant. "Il n'y a eu aucune irrégularité, Je suis serein sur le résultat", a-t-il affirmé.
En
 attendant, la candidate affirme réfléchir à attaquer Manuel Valls, qui l'a accusée d'antisémitisme, pour diffamation. Or, depuis les années 2010, l'humoriste Dieudonné est considéré comme un militant antisémite.

Dieudonné était candidat aux élections législatives, où l’ancien Premier ministre Manuel Valls est arrivé en tête au premier tour. L'humoriste a obtenu 3,8 % des suffrages au premier tour dans la 1re circonscription (Evry-Corbeil-Essonnes). Et il a appelé à voter pour Farida Amrani (FI) au second tour. Un soutien "spontané et sincère", qu’il a annoncé dans une vidéo mise en ligne sur son site.

VOIR et ENTENDRE par les candides qui doutent que l'extrême gauche de Mélenchon puisse tenter de se faire élire avec des voix de l'extrême droite:
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Ce dernier lui propose même de venir l’aider dans sa campagne d’ici au second tour.

PMA : l'Eglise demande à Macron "de ne pas réveiller les passions"

Les croyants mettent en garde le président

Le Comité consultatif national d'éthique est favorable à l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux ...femmes célibataires 

24 heures après l'expression de son avis consultatif, le mardi 27 juin, les consciences de tout bord s'émeuvent. 

Ainsi les Catholiques. 
Chargé par l'épiscopat des questions d'éthique, Mgr Pierre d'Ornellas estime, dans une tribune au Monde, qu' "il serait regrettable pour tout le monde que le président de la République et le gouvernement prennent rapidement des décisions qui suscitent la division en réveillant les passions".

Mais aussi les musulmans.
Dans la religion musulmane, "seuls les couples mariés peuvent bénéficier d’une aide médicale à la procréation". Aucune "tierce personne" ne peut interférer dans la vie sexuelle du couple ou faire le don d’un ovule, de spermatozoïdes ou d’embryon : le recours aux mères porteuses est donc également proscrit.

Dans le cadre d’une insémination artificielle, seul le sperme du conjoint peut être utilisé car "le Coran ne reconnait que la filiation biologique, très protégée", affirme Tarik Abou Nour.

La fécondation in vitro (FIV), elle, est tolérée par cette charte, à condition qu’elle ne représente aucun danger pour la mère et qu’elle ne s’effectue uniquement qu’avec les ovocytes de la femme mariée et les spermatozoïdes de son conjoint.

Le président du CCNE

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C'est Marisol Touraine qui a semé la petite graine en train de germer: elle est responsable de la nomination d'un professeur d'immunologie à la tête de ce comité consultatif, en novembre 2016, Jean-François Delfraissy, 69 ans. 
Or, le 15 juin 2017, sans tarder, le Pr. Delfraissy annonça son intention de porter le débat sur l'aide médicale à la procréation (AMP) pour des couples de femmes. son avis vient d'être publié par le CCNE le 27 juin pour affranchir le président Emmanuel Macron de la responsabilité du vote d'une loi en faveur de l'homoparentalité par l'Assemblée nationale.

Jean-François Delfraissy n’a pas un parcours d’éthicien.
Façonné par la lutte contre le sida, il appartient à la catégorie des praticiens qui ont le souci de préserver la place nouvelle prise par les patients. A l'école, les "apprenants" ont ainsi été placés au centre du système éducatif. C'est dans l'air du temps. Simplement, les malades, pardon, les patients, au même titre que les scolaires, sont-ils les "sachants" ? Le professeur en médecine est également partisan d’une coopération réelle entre les pays du Nord et du sud. Sa réflexion est marquée par la pensée dominante. 
Longtemps chef de service au Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), cet immunologiste est un grand mandarin qui joue collectif. C'est dans son tempérament: c'est un timide détestant les conflits. En même temps, "il sait être éminemment politique," confie le professeur Pierre-Marie Girard, ami proche.

Jean-François Delfraissy est croyant. Ne s’en cache pas. "Je ne l’ai jamais vu imposer ses idées ou sa morale, insiste un autre de ses proches. Et puis les années sida lui ont appris à s’ouvrir à tout."

Un timide façonné par son époque
Ces dernières années, le professeur vieillissant a paru comme sur la réserve, presque en retrait. Sur les grandes questions clivant la société, comme celle de la fin de vie ou des fécondations artificielles, ses derniers avis ont pu décevoir. Delfraissy semble être sous influence de son entourage. 
La libre pensée est en marche et les laïcs en chemin.

Dans l'affaire Pénicaud, Castaner fait pression sur la presse : liberté de l'information en péril

Castaner appelle la presse à "ne pas chercher à affaiblir" Pénicaud

Un porte-parole stalinien pour le président jupitérien

L'affaire Business France est susceptible d'affaiblir la ministre de Macron.
Le porte-parole du gouvernement a dû se faire l'avocat de Muriel Pénicaud en défendant la ministre sur le fond du dossier. Il a fait valoir que lorsqu'elle avait constaté des "irrégularités" sur des frais engagés par Business France, agence qu'elle dirigeait, pour une visite d'Emmanuel Macron à Las Vegas, elle aurait demandé d'abord un audit, puis saisi l'inspection générale.

Sous le coup d’une enquête préliminaire pour violation présumée des règles de mise en concurrence, la ministre est plongée dans l'embarras, confirme Castaner. 
Elle va en effet devoir défendre le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances, principale réforme voulue par Emmanuel Macron.

Mais Libération maintient que la ministre a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation à Las Vegas d'un événement mettant en valeur Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie. Il en avait profité pour rencontrer des dirigeants de start-up françaises, de potentiels sponsors de sa campagne, un "contournement des règles" - pour le moins - de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. 

Le quotidien assure que Pénicaud aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire.

"Il y a eu une erreur de procédure", a reconnu Mme Pénicaud mercredi sur RTL, avant de prétendre qu'elle a "immédiatement déclenché un audit, interne et externe". Sauf qu'aucune preuve et pièce ne vient étayer son assertion.

"Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu erreur et que d'autre part j'avais pris les bonnes mesures", a-t-elle conclu, réfutant tout tentative d'étouffer l'affaire, bien que cet avis de l'inspection générale n'ait pas transpiré...

Selon Le Canard enchaîné, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France aurait été de 381.759 euros, dont 100.000 euros pour frais d'hôtel, sans appel d'offres
Or, Business France a le statut d'établissement public qui gère une activité de service public. Il est placé sous la tutelle du ministère de l'Économie et des Finances, du ministère des Affaires étrangères et du Développement international et du ministère de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire et donc financé sur des fonds publics.
Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d'Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.
Muriel Pénicaud, ambassadrice déléguée aux investissements internationaux, fut la première directrice générale de Business France, en janvier 2015Ex-secrétaire d'État chargée des Collectivités territoriales dans le gouvernement Valls II, puis confirmée dans le gouvernement Cazeneuve, Estelle Grelier, alors députée PS de Seine-Maritime, a été nommée le 17 août 2015 au poste de présidente du conseil d'administration de l'établissement laissé par Pénicaud. Le 12 mai 2016, la députée PS de Paris Seybah Dagoma l'a remplacée, mais elle a perdu  son siège élections législatives de 2017, au profit de Benjamin Griveaux, candidat de En Marche, lequel a été nommé 29e et dernier membre du gouvernement Philippe, au poste de secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, le juppéiste Bruno Le Maire ainsi placé sous surveillance.Trois nominations en 2 ans et six mois : un 'turn over' effarant, tous les dix mois, pour une plus grande efficacité... sur un poste réservé aux femmes.

Le cabinet d’Emmanuel Macron a été impliqué dans l’organisation de cette soirée litigieuse, affirme Libération dans un article publié ce mercredi 28 juin.
"Nous comprenons que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l’Économie", pointe notamment le rapport cité par Libération, un audit réalisé par le cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young).

Lorsque l’affaire avait éclaté, Macron avait écarté la responsabilité de son entourage, affirmant que son "ministère a toujours respecté les règles des appels d’offres et des marchés publics ". Circulez, il n'y a rien à voir...

Le successeur de Macron au ministère de l’Économie, Michel Sapin, avait lui-même dédouané son ancien collègue, affirmant que la saisine de l’Inspection générale des finances (IGF) dans cette affaire "ne concerne en aucun cas Emmanuel Macron".
La presse est donc missionner pour nous rebattre les oreilles avec un élément de langage qui ne passe déjà plus, à savoir un soi-disant "sans faute" jusqu'ici d'Emmanuel Macron.

Stéphane Guillon va dégager : l'humour aura tout à y gagner

'Guillon', comme 'abjection'

Le chroniqueur de Thierry Ardisson dans Salut les Terriens ! ne sera plus sur C8 à la rentrée. Guillon, ci-contre, aurait été viré: Thierry Ardisson aurait sauvé sa tête en échange de son éviction, alors que restent en place celui qui lui a mis le pied à l'étrier dans son émission Nulle part ailleurs, Nagui, sur la chaîne payante Canal+, ainsi que Dominique Farrugia, dans son émission 'La Grosse Émission', devenu dirigeant de la chaîne de télévision Comédie ! et qui a fait partie du groupe d'humoristes Les Nuls, sur la chaîne Comédie du groupe ...Canal+.

Une notoriété faite de scandales partisans et graveleux : poisseux

En mars 2005, le chanteur Vincent Delerm avait reproché à Guillon d'avoir fuir le plateau juste après son agression, le privant ainsi de la possibilité de répondre.

Guillon prit position pour un autre "humoriste" désaxé de France Inter, Didier Porte, rappelé à l'ordre après avoir fait dire à Dominique de Villepin, dans un billet d'humour au ton grossier qui flattait les bas instincts des auditeurs de France Inter, qu'il sodomisait le président de la République.

En mars 2005, l'actrice Agnès Soral lui reprocha de faire de l'audience à propos du viol dont elle a été victime. Guillon battit en retraite, répondant qu'il fustigeait la police espagnole chargée de retrouver le violeur et qu'il ne voulait pas heurter Agnès Soral.

En février 2009, alors directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, fut la cible de Stéphane Guillon dans sa chronique matinale sur France Inter. Avant de commencer son entretien avec Nicolas Demorand, immédiatement après la chronique, DSK déclara avoir "assez peu apprécié les commentaires" de Guillon.
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Le président Sarkozy dénonce alors "l'humour méchant" du chroniqueur, à propos de cette chronique et de celle où Guillon compare Martine Aubry à un petit pot à tabac.

En mai 2012, lors d'un spectacle à Bastia, ce fils de galeriste de Neuilly fit éloigner un homme en fauteuil roulant des premiers rangs de son spectacle car la présence d'un handicapé aurait pu empêcher les "valides" de rire.
Lire PaSiDupes




Cette saison a en effet été marquée par plusieurs accrochages

Après le rapprochement stratégique de Nicolas Dupont-Aignan et de Marine Le Pen dans l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2017, Guillon déclare à propos du patron de Debout la France, le 1er mai 2017 sur LCI : "Il a perdu sa maman il y a deux jours, donc j’ai respecté ce moment. Je me suis dit que ma mère aurait fait la même chose si je m’étais engagé aux côtés de Marine Le Pen et si j’avais déclaré être son Premier ministre, vouloir travailler avec elle : je pense que ma mère se serait aussi laissée mourir comme Madame Dupont-Aignan". Le porte-parole de Nicolas Dupont-Aignan, Laurent Jacobelli, dénonça l'indignité de ces propos : "Jeudi 27 avril, la mère de Nicolas Dupont-Aignan est en effet décédée dans ses bras. Le caractère de cette déclaration suite à un drame familial est profondément abject". Déplorant le mauvais goût de Stéphane Guillon, Éric Guéguen le décrit alors dans le mensuel Causeur comme "l’un des parangons de la résistance en carton dont les media nous abreuvent".

En octobre dernier, Stéphane Guillon avait dénoncé "les méthodes mafieuses" de Cyril Hanouna après que l'animateur vedette de la chaîne a dévoilé son salaire en direct. L'information avait fuité par la délicate femme de Guillon qui est chroniqueuse dans l'émission 'Touche pas à mon poste !", présentée par Cyril Hanouna sur France 4, aujourd'hui sur C8 du groupe Canal+

Par ailleurs, dans l'émission "C à Vous", l'humoriste engagé s'en était également pris à la politique menée par Vincent Bolloré, acquéreur du groupe Canal+. "Ce qu'est devenue Canal+ m'attriste énormément", avait déclaré cet acteur raté de téléfilm que Canal+ et France Inter avaient finalement fait connaître du grand public au début des années 2000, avec des propos excessifs ou déplacés, voire intolérables de parti-pris obtus

Guillon se fait chasser de partout à coups de pierres

Résultat de recherche d'images pour "stephane guillon"Le trublion prétentieux a été très tôt dérangé du cerveau. Il s'est d'abord fait exclure de son lycée alors qu'il était en classe de seconde et, pour le réinscrire, ses parents n'avaient trouvé qu'un cours privé de la gare Saint-Lazare, à Paris, "Les Hirondelles". On comprend ainsi que ce soit la mère de sa fille, chroniqueuse télé et radio sur Europe 1, qui écrive ses textes. Dans l'islam, l'hirondelle est le symbole de la bonne compagnie. Guillon a toujours eu tout faux.

Rappelons qu'à l'été 2010, Stéphane Guillon avait été licencié de Radio France, suite à des chroniques jugées déplacées tenus sur France Inter, une chaîne pourtant très marquée par son parti-pris de gauche.
En juin 2012, il annonça ne pas vouloir continuer la saison suivante dans l'émission Salut les Terriens !, avant d'y faire son retour en septembre 2015. 

Macron a aussi de bonnes raisons d'exiger la tête du comique :
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mardi 27 juin 2017

Le terroriste des Champs-Elysée avait prévenu la presse de son attentat islamiste

La presse, mieux informée que les services du renseignement, malgré l'état d'urgence...

Le gouvernement ne lit-il pas la presse ?

L'assaillant islamiste qui a foncé sur un fourgon de gendarmerie avait envoyé un courrier menaçant la France d'un "bain de sang", révèle Le Monde, ce mardi 27 juin.
Le 29 mai, trois semaines avant de passer à l'acte, le 19 juin, Adam Djaziri aurait prévenu les media français dans une lettre signée "Abou Mahdi al-Roumi", s'auto-proclamant dans le même temps "porte-parole des soldats du Califat en France", rapporte Le Monde. Sans révéler les journaux bénéficiaires des informations qui n'ont pas informé le gouvernement. La vacance du pouvoir est en cause : Bernard Cazeneuve et les six ministres candidats étaient en campagne  des législatives et davantage préoccupés de leur siège à l'Assemblée que de la sécurité des Français.

Mais Le Monde et ses confrères ont fait de la rétention d'info

La police a effectivement retrouvé la lettre dans l'ordinateur de l'auteur de l'attaque contre un fourgon de gendarmerie. Le courrier de huit pages, accompagné d'un photomontage comportant le drapeau de l'organisation Etat islamique (EI) et la formule "soldats du Califat", écrite à l'aide de munitions, promettait un "bain de sang" à la France si le gouvernement ne répondait pas à la longue listes d'exigences, dressées par le terroriste. 

Le djihadiste exigeait notamment "l'arrêt immédiat des bombardements" en Syrie ou la "libération de tous les musulmans emprisonnés pour avoir tenté de commettre un attentat". 

"Les Français n'ont pas tenu compte de l'avertissement"


Les Français n'y sont pour rien.La presse et l'exécutif ne peuvent en dire autant.
Le terroriste aurait notamment contacté l'écrivain controversé Marc-Edouard Nabe, en lui écrivant : "Connaissant vos positions, nous sommes certains que vous serez une des premières personnalités influentes à diffuser notre message". Ce que l'auteur avait effectivement fait, en en partageant une capture d'écran sur Twitter. 

La presse et les services gouvernementaux ont failli à leurs devoirs.
Ils "n'ont pas tenu compte de l'avertissement envoyé par les soldats du Califat", écrivait le musulman radical dans une lettre-testament envoyée à des proches, le jour de l'attaque, ce qui a conduit les enquêteurs à faire le lien avec la lettre de menaces reçue fin mai. 

La sous-direction anti-terroriste (SDAT) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avaient échoué à identifier l'auteur de la lettre avant l'attaque ratée sur les Champs-Elysées le 19 juin dernier, révèle Le Monde.
Image associée
Lundi 19 juin, vers 15h40, à la veille du second tour des législatives et deux semaines après une attaque djihadiste à Notre-Dame de Paris, alors qu’il descendait les Champs-Elysées pour se rendre sur une mission de protection publique, un fourgon de la gendarmerie a été percuté par une Renault Mégane. Ni les gendarmes, ni les passants n’ont été blessés mais l’habitacle de la voiture s’est immédiatement embrasé. Le conducteur, extrait par les gendarmes, est mort quelques minutes plus tard. Rapidement, la thèse d’un accident a été évacuée. 
Deux bombonnes de gaz de 13 kgs, un fusil d’assaut (Kalachnikiov, pour dire les choses) et deux armes de poing, dont l’une était attachée à sa ceinture, ainsi que des centaines de munitions, ont été découverts dans le véhicule du "jeune homme". 
D'après LCI, il était aussi en possession de barils de poudre, de talkies-walkies et de détecteurs de mouvements. Il y avait de quoi "éventuellement faire sauter cette voiture", précise le ministre Collomb.
Figurait également, une carte d’identité, celle d’Adam D., un Français de 31 ans, né en décembre 1985 à Argenteuil et issu d’une famille salafiste domiciliée depuis une trentaine d'années dans l’Essonne, au Plessis-Pâté.
Un élément déterminant qui permettra à la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de faire une perquisition du domicile dans la soirée. Sur place, un "stock d’armes" supplémentaire a notamment été découvert, indique une source proche du dossier. Une lettre dans laquelle le suspect prête allégeance au chef de Daesh a aussi été retrouvée.
Jamais condamné, l’"homme" faisait néanmoins l’objet d’une fiche 'S' pour sûreté d’état depuis 2015 pour son appartenance à la "mouvance islamiste radicale"Son frère et ses deux sœurs salafistes avaient d’abord intrigué la DGSI. "On pouvait voir en les croisant dans la rue qu’ils avaient une pratique religieuse très rigoureuse", a témoigné le maire de la commune, Sylvain Tanguy, 45 ans (CNAM) parlant d’une "famille qui n’a jamais fait parler d’elle", ce qu'en pareilles circonstances affirment tous les élus pour dégager toute responsabilité. A la suite de la perquisition, quatre personnes ont été placées en garde à vue : son père, son frère, sa belle-sœur et son ex-épouse. Il s’agit néanmoins d’une procédure non pas "relativement courante" dans ce genre de dossier, mais systématique, pour tenter de recueillir des informations.
Plusieurs voyages d’Adam D. en Turquie ont intrigué les enquêteurs. En 2015, notamment, il a transité par ce pays avec son ex-femme et ses enfants,  sans qu'aucun passage en zone irako-syrienne n’ait d’ailleurs pu être établi. Ces déplacements ont cependant donné lieu à une surveillance accrue sans que rien ne puisse donner lieu à l’ouverture d’une enquête judiciaire ni même à des mesures coercitives dans le cadre de l’état d’urgence.

Permis de port d’armes
Dans le portefeuille retrouvé dans la voiture du djihadiste, les enquêteurs ont également découvert un permis de port d’arme de catégorie B, délivré en 2012 par la préfecture de l’Essonne. Lorsqu’il en fait la demande, Adam D. adhère depuis un an à un club de tir sportif et il est tout à fait éligible à l’obtention d’un permis : son casier est vierge et il peut fournir un certificat médical indiquant qu’il ne fait l’objet d’aucune altération psychologique. Neuf armes étaient enregistrées auprès des autorités, dont trois étaient soumises à une autorisation particulière (deux pistolets et une carabine).
Plus troublant encore, lorsqu’au début de l’année 2017, Adam D. demande un renouvellement de son permis, le terroriste salafiste est cette fois bien dans le radar des autorités. Cette procédure nécessite la consultation de deux fichiers : le traitement des antécédents judiciaires (TAJ) et le Fichier des personnes recherchées (FPR). Or, ce dernier notifie la fiche S. Malgré tout, la licence lui est accordée. Les services préfectoraux nient toutefois une faille : selon eux, la DGSI ne voulait pas éveiller les soupçons d’Adam D. alors même que celui-ci fréquente régulièrement les stands de tirs.
L’enquête ouverte en flagrance par le parquet antiterroriste de Paris a été confiée à la DGSI et la Section antiterroriste de la brigade criminelle (SAT).

En clair, l'homme", le "jeune homme" qui bénéficie de l'anonymat dans la presse est, rappelons-le, Adam Djaziri. Il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt tunisien pour des faits de terrorisme depuis 2014.
Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats qui a fait au total 239 morts, plusieurs attentats ciblant particulièrement les forces de l'ordre.